WORLD WRESTLING FEDERATION – MSG #11

WORLD WRESTLING FEDERATION

MADISON SQUARE GARDEN #11

19/12/1977

Madison Square Garden

Madison Square Garden

Pas de présentations – où du moins ont-elles été réalisées en amont de la diffusion de ce programme. Howard Finkel est de retour au micro et on ne peut qu’être enthousiasmé de retrouver ce timbre de voix si familier et caractéristique de cet âge d’or du catch nord-américain.

Vince McMahon Jr. nous retrouve au Madison Square Garden de New York City pour ce programme de catch produit et réalisé par la World Wide Wrestling Federation. À l’affiche ce soir : nous aurons droit à la bataille des managers entre Arnold Skaaland et Lou Albano. « Superstar » Billy Graham défends son titre de Champion du monde poids-lourds contre Mil Mascaras et plus encore.

Le heavy rock s’empare du Madison Square Garden en ce mois de décembre 1977. En début de mois, Queen y marquait une date, alors en pleine promotion de son dernier album News of the World. Les anglais de Black Sabbath ont également fait trembler les planches du Garden plus tard ce mois-ci mais quelques jours avant la diffusion de ce programme, c’est KISS qui créait la sensation au Madison Square Garden. Surfant sur le succès de Love Gun, les quatre new-yorkais s’imposent grâce à leurs maquillages et leurs costumes extravagants. Paul Stanley, Gene Simmons, Ace Frehley et Peter Criss sont au sommet de leur art et deviendront l’un des groupes les plus vendeurs de l’histoire de la musique.

KISS

KISS


MATCH 1 : BARON MIKEL SCICLUNA VS S.D JONES (15:00)

VAINQUEUR : AUCUN

PRISE DE FINITION : TIME LIMIT

INDICATEUR : * ½


Vêtu de sa longue cape rouge brodée des armoiries de l’île de Malte, le Baron Scicluna apparaît ce soir sur le ring du Garden et arbore une mine grise et froide. Le maltais se mesure ce soir à l’énergique et populaire S.D Jones qui effectue apparemment son retour au Madison Square Garden, après s’être un temps éloigné sur les rings des territoires californiens. 

S.D Jones

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Quelques phases de contact profitent à Scicluna qui triche de manière éhontée, s’agrippant au slip de Jones et à ses cheveux. Le Baron se rend rapidement compte que S.D a la tête dure et se blesse à la main en voulant envoyer un coup de poing. Utilisant cet unique atout à son avantage, Jones y va de ses coups de boule qui sonnent Scicluna. À moitié entremêlé dans les cordes, le Baron est en difficulté et les dégagements sont de plus en plus difficiles. On sent en effet qu’une certaine fatigue commence à s’installer de chaque côté. Assez éprouvant, ce combat souffre toutefois d’un rythme quelque peu essoufflé, seulement ravivé par les mimiques et le langage corporel de Jones.  Nous n’aurons cependant pas de fin à proprement parler, les deux hommes dépassant en effet la limite de temps autorisée d’un quart d’heure et font de ce match un nul.


– Un accord passé entre Vincent J. McMahon et Jim Barnett nous permet de découvrir la World Championship Wrestling. Dirigeons-nous du côté de l’Australie pour une présentation de la National Wrestling Alliance, nom de cette coalition de promoteurs d’Amérique du Nord qui se partageaient les territoires et dont le Champion portait la ceinture de Champion la plus prestigieuse qui soit : le « Ten Pounds of Gold ».

NWA " Ten Pounds of Gold "

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Légendaire joueur de football et figure reconnue de la culture populaire australienne, Ted Whitten est présent pour commenter ce programme et nous précise que la ceinture de Champion du monde poids-lourds de la National Wrestling Alliance sera remise en jeu dans le match suivant.


MATCH 2 : NWA WORLD HEAVYWEIGHT TITLE MATCH : HARLEY RACE © VS RICK MARTEL (06:12)

VAINQUEUR : HARLEY RACE

PRISE DE FINITION : BRAINBUSTER

INDICATEUR : *** ½


Mythique figure du catch nord-américain à la réputation de dur à cuire, Harley Race arbore fièrement son titre de Champion du monde poids-lourds de la NWA. Détenteur à huit reprises de la ceinture, Race eut l’une des plus grandes carrières de l’histoire du catch, terrorisant les territoires de l’époque et reconnu comme l’un des catcheurs les plus rudes de son temps. Son challenger est un tout jeune Rick Martel, âgé d’à peine vingt ans et originaire de Montréal au Québec – pour l’une de ses premières apparitions télévisées.

Harley Race

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Un rythme effréné est instauré d’entrée de jeu par l’intensité des contacts et voit Race cueillir son challenger avec un sale coup de genou. Malgré toute l’expérience de son adversaire, Martel brille d’efficacité et s’affirme avec une série de Armdrags. Projeté dans les cordes, Harley revient avec un tour de hanches, seulement pour subir un surpassement de son challenger et quelle séquence ! De retour, Race ralentit le tempo avec son style méthodique, plantant de vicieuses descentes du genou dans le front de Martel. Une Butterfly Suplex ne suffit pas mais Race maintient le québécois au sol avec un Front Facelock. Débordant d’énergie, Martel le retourne mais se fait sécher par un coup de genou. Il subit ensuite une Gutwrench Suplex mais s’en dégage et réponds à chacun des coups du Champion. Lucide, Race se retire d’un Crossbody et concasse ensuite les vertèbres de Martel avec un Brainbuster qui suffit pour le compte de trois. Harley Race conserve donc sa ceinture au terme d’un excellent match de catch. On serait en droit d’en vouloir plus tant la qualité de cette petite exhibition de catch signé National Wrestling Alliance fut au rendez-vous.


MATCH 3 : PAUL « BUTCHER » VACHON VS JOHNNY RIVERA (06:04)

VAINQUEUR : PAUL VACHON

PRISE DE FINITION : DOUBLE FOOT STOMP

INDICATEUR : * ¼


Honni et conspué pour son personnage de sale type, celui qu’on surnomme « Butcher » Paul Vachon se tient sur le ring et prêt à brutaliser un pauvre gars qui n’a rien demandé. Finkel annonce que Victor Rivera n’a pas pu se rendre au Garden ce soir et sera donc remplacé par son compatriote Johnny Rivera, une décision plus où moins insignifiante.

Brut de décoffrage, Vachon gifle Rivera dans le poitrail, ce à quoi le portoricain réplique avec ses propres gifles qui claquent ! Lourdaud mais quand même un peu technique, Vachon garde son adversaire au sol, qui revient avec un saut chassé. Malgré la fougue apparente de Rivera, Vachon griffe, mord et étrangle. Et ce, jusqu’à ce que Rivera entame son habituelle séquence de comeback de babyface, envoyant une série d’enfourchements et de sauts chassés. Plus intelligent, Vachon esquive un de ses chassés et en termine après avoir piétiné Rivera à pieds joints.


MATCH 4 : « THE BATTLE OF THE MANAGERS » : « CPT. » LOU ALBANO VS « THE GOLDEN BOY » ARNOLD SKAALAND (04:35)

VAINQUEUR : ARNOLD SKAALAND

PRISE DE FINITION : COUNT OUT

INDICATEUR : * ¾


Place à une attraction un peu peu spéciale. Il s’agit d’une bataille des managers ! On retrouve d’un côté notre « Capitaine » Lou Albano, grande gueule et tricheur devant l’éternel qui enfile pour un soir de plus ses collants noirs. Son adversaire est le manager de l’illustre Bruno Sammartino et n’est autre que le « Golden Boy » Arnold Skaaland, partenaire associé de Vincent J. McMahon au sein de Capitol Wrestling Corporation. Ancien marine, Arnie prit part au débarquement américain sur les plages d’Omaha Beach en 1944. Les deux hommes ne sont plus dans la fleur de l’âge mais Skaaland semble être en forme, ce qui promet quelques bons moments.

" Golden Boy " Arnold Skaaland

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Skaaland nous prouve d’entrée de jeu qu’il n’a rien perdu de sa superbe en envoyant de lourds coups d’avant bras dans la poire d’Albano, forçant le Capitaine à reprendre ses esprits en dehors du ring. On s’en doutait, Albano utilise sans aucun tact ni aucune gêne son objet illicite, éclatant le crâne de Skaaland à de nombreuses reprises dans le dos de l’arbitre. Skaaland revient pour s’emparer de ce fichu objet et – juste retour de bâton – Albano subira sa propre médecine. Ouvert au niveau du front, Albano préfère fuir en direction des vestiaires et concède ce match à celui qui reste le Golden Boy – encore pour un soir.


MATCH 5 : MR. FUJI W/« CLASSY » FREDDIE BLASSIE VS BOB BACKLUND (11:49)

VAINQUEUR : BOB BACKLUND

PRISE DE FINITION : ATOMIC DROP

INDICATEUR : ** ½


Sur une pente on ne peut plus ascendante, Bob Backlund est sans doute l’athlète le plus techniquement rodé de son époque. Celui que Finkel surnomme « The Sensationnal » Bob Backlund catche face au redoutable Mr. Fuji, accompagné de « Classy » Freddie Blassie, éternel gueulard et manager de légende lui aussi. Visiblement en rogne, Blassie ne veut pas quitter le ring et doit être escorté par toute une poignée d’officiels – une manière supplémentaire d’appuyer son rôle de manager détesté.

Bob Backlund wrestling

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

D’habitude plus froid et méthodique, Fuji brise la garde de Backlund avec une série de coups de pied et un atémi tranchant. Maintenu au sol, Backlund se relève habilement en montrant de réelles aptitudes athlétiques. Ils s’échangent ensuite quelques enfourchements et c’est Backlund qui tire le meilleur de cette séquence. On peut quand même applaudir la performance de Fuji, largement au-delà de ses habituelles prestations. Il a fallu que je le dise pour que ce dernier nous sorte son interminable prise des trapèzes, réduisant de fait la mobilité de son adversaire et tuant le rythme du match. Backlund revient et – pris dans un vent de panique – Fuji prend de la hauteur, seulement pour être ramené manu-militari au tapis. L’ancien lutteur amateur enchaîne avec un saut chassé cas d’école et un Reversed Atomic Drop porté avec élan pour l’emporter au compte de trois. Bob Backlund signe ce soir une solide performance alors qu’il est de plus en plus apprécié et cimente – sous l’œil admiratif de McMahon – ses fondations de futur grand Champion du monde.


MATCH 6 : WORLD WIDE WRESTLING FEDERATION TITLE MATCH : « SUPERSTAR » BILLY GRAHAM © W/THE GRAND WIZARD OF WRESTLING VS MIL MASCARAS (16:24)

VAINQUEUR : MIL MASCARAS

PRISE DE FINITION : DÉCISION DE L’ARBITRE

INDICATEUR : *** ½


Vêtu d’une élégante tunique en fourrure, celui qui s’autoproclame de droit « Superstar » Billy Graham rejoint le ring sous les sifflets en compagnie de son manager de toujours, en la personne du Grand Wizard of Wrestling qui porte fièrement son titre de Champion du monde poids-lourds. Son adversaire réalise son entrée et porte un sublime masque recouvrant son visage. Jusqu’ici, le port du masque était interdit par la réglementation du Madison Square Garden et Mil Mascaras fut le premier à avoir le droit de le porter dans cette arène. L’homme aux milles masques est une illustre figure et pionnier de la Lucha Libre et sera ce soir le challenger de Graham. Le Grand Wizard of Wrestling s’affaire auprès de l’arbitre et des négociations semblent être en cours. Howard Finkel reprend son microphone et annonce que le sorcier a l’autorisation exceptionnelle de pouvoir rester aux abords du ring. Pas de raison que Mascaras n’ait pas droit à ce traitement de faveur. Il repart alors en direction des vestiaires et revient avec Bob Backlund – une décision pour le moins intéressante !

Mil Mascaras & Dos Caras

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Extrêmement habile entre les cordes, Mascaras surprends Graham qui l’implore déjà à genoux. Pris dans une élongation, Graham souffre et ne s’en sort qu’à la force de ses immenses muscles. Ce dernier entreprend alors un test de force mais Mascaras s’en sort astucieusement avec un Headcissors ! Il réussit ensuite à contrer une Full Nelson en un Abdominal Stretch et Graham est à nouveau en difficulté. Envoyé au tapis, Graham déroule une bande de son avant-bras et s’en sert pour étrangler Mascaras, une technique désespérée mais cohérente avec sa situation. En dehors du ring, le challenger ordonne qu’Ernie Roth quitte les abords du ring. Quelques secondes plus tard, quelques policiers l’escortent en direction des vestiaires et Graham fulmine ! Remonté à bloc, le Champion cadenasse son challenger dans une Bearhug et on pense que c’en est fini du mexicain. Et pourtant, celui-ci s’en retire ingénieusement, soulevant Graham dans sa propre prise de l’ours. Le Champion tente ensuite de retirer le masque de Mascaras – acte de déshonneur ultime de la culture Lucha Libre et affront du plus haut rang. Malgré sa détermination, Graham n’y parvient pas et se fait envoyer tête première dans le poteau par un Mascaras en feu. Ouvert au niveau du front, Graham saigne et son challenger cible maintenant cette coupure sanguinolente. Implorant la pitié de son adversaire – le visage de Graham n’étant plus qu’un masque de sang – l’arbitre décide d’arrêter le combat, officialisant Mascaras victorieux devant une foule en délire. Pourtant, Billy Graham conserve sa ceinture – qui ne peut changer de mains que sur un tombé où une soumission. 


MATCH 7 : DUSTY RHODES VS STAN « THE MAN » STASIAK (12:09)

VAINQUEUR : DUSTY RHODES

PRISE DE FINITION : BIONIC ELBOW

INDICATEUR : ** ½


Stan Stasiak est déjà sur le ring et arbore un peignoir orné d’un cœur et de son surnom « The Man », brodé dans le dos. Cet ancien Champion du monde se mesure ce soir à un électrisant compétiteur qu’on surnomme alors « The American Dream » en la personne de Dusty Rhodes – la personnification humaine du charisme.

Dusty Rhodes

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Rhodes remue son popotin et se trémousse avec son style si caractéristique mais Stasiak cogne fort, au point qu’on entend claquer ces sales coups de poing jusque dans les gradins les plus élevés du Garden. Stasiak rate une première tentative de Heart Punch et Dusty envoie quelques gauches, toujours avec cette gestuelle de boxeur. S’écrasant la main dans le coin, Stasiak est en mauvaise posture et Rhodes piétine ensuite sa main à pieds joints. Un brin sonné, Stasiak a toutefois l’expérience de pouvoir compter sur ses gros coups de poing. La rencontre est éprouvante et les deux hommes se répondent coup pour coup sans démériter. Dusty cueille son adversaire avec un Bionic Elbow avant de l’aligner avec sa descente du coude, l’emportant au compte de trois et s’adjugeant une belle victoire. 


MATCH 8 : PROF. TORU TANAKA VS CHIEF JAY STRONBOW (11:21)

VAINQUEUR : CHIEF JAY STRONGBOW PAR DQ

PRISE DE FINITION : JET DE SEL DANS LES YEUX DE L’ARBITRE

INDICATEUR : * ½


Droit et stoïque, Prof. Toru Tanaka porte un bandeau aux couleurs du pays du Soleil Levant – terre d’où il n’est absolument pas originaire. Le partenaire de Mr. Fuji et détenteur de la moitié des ceintures de Champions Tag Team se mesurait ce soir à l’énergique Chief Jay Strongbow, portant sa traditionnelle coiffe indienne. Tanaka tient tout de même à réaliser son rituel – non sans difficulté face aux nombreuses invectives de Strongbow !

Strongbow est unique en son genre et nous le démontre en faisant état d’une gestuelle et d’un jeu de jambes inimitable. Tanaka s’agrippera toutefois à ses trapèzes, une constante qu’on retrouve systématiquement chez les Champions Tag Team. Mais Strongbow entame sa transe et sèche son adversaire avec un coup de genou. Au sol, Strongbow ralentit drastiquement le rythme de la rencontre en immobilisant Tanaka avec une clé de jambe que ce dernier retourne en Body Scissors. Strongbow s’en démène et frappe tout ce qu’il peut dans le torse de Tanaka. Debout, le soi-disant amérindien repart en transe et place Tanaka dans sa prise du sommeil, repartant une fois de plus vers un catch orienté au sol. Cette fois-ci, Tanaka n’a plus d’autre recours et balance du sel dans les yeux de l’arbitre, se faisant immédiatement disqualifier et octroyant la victoire à Strongbow.


MATCH 9 : 2 OUT OF 3 FALLS MATCH : TONY GAREA & LARRY ZBYSZKO VS « PRETTY BOY » LARRY SHARPE & « DYNAMITE » JACK EVANS (12:39)

VAINQUEURS : TONY GAREA & LARRY ZBYSZKO (1-0)

PRISE DE FINITION : ARRÊT DU MATCH PAR L’ARBITRE

INDICATEUR : ** ¼


On conclut ce programme par une attraction populaire de l’époque, je parle évidemment du 2 Out of 3 Falls ! Tony Garea, d’origine néo-zélandaise, s’allie ce soir avec un jeune prodige du nom de Larry Zbyszko. Non, ce ne sont pas des sosies d’Elvis Presley et pourtant, ce n’est pas l’air qui manque. « Pretty Boy » Larry Sharpe et « Dynamite » Jack Evans sont sur le ring et sont vêtus de combinaisons blanches moulantes – à l’instar du King lui-même !

Vince nous indique d’emblée que le match ne devrait pas s’éterniser en raison de la limite de temps relative au couvre-feu du Garden. Garea lance les hostilités et distribue les enfourchements comme des petits pains. Larry Sharpe affaiblit alors Tony alors qu’un certain Ken Patera fait une courte apparition sur la rampe, rapidement ramené aux vestiaires par la police. Garea se défends en envoyant quelques Armdrags alors que Zbyszko n’est pas encore entré sur le ring. Contrant un surpassement, Garea passe le hot tag à un Larry chaud bouillant, prêt à en découdre. Evans est envoyé au sol par un gros surpassement et subit un Double Foot Stomp qui suffit étonnement pour marquer le premier point (1-0). On repart tout de suite et c’est au tour de Zbyszko d’essuyer les plâtres. Mis en difficulté par les tactiques peu louables des heels, Larry s’en défait et passe le tag à un Tony Garea frais et dispo. Ils envoient Evans et Sharpe l’un contre l’autre mais l’arbitre fera sonner la cloche, signal de la limite de temps réglementaire de l’arène. Finkel annonce que l’arbitre a décidé d’octroyer la victoire à Tony Garea et à Larry Zbyszko, sans grande raison apparente si ce n’est que renvoyer les spectateurs chez eux avec le sourire est une décision sensée. Pour autant, la rencontre ne fut pas un match désagréable, dans la même veine que ces combats à plusieurs participants où les heels usaient et abusaient de leurs tactiques et où les babyfaces triomphaient la plupart du temps.


Sur le papier, c’est sans doute l’une des cartes les plus alléchantes que j’ai pu voir jusqu’ici au Madison Square Garden. Nous n’avons pas forcément commencé de la meilleure des manières mais on peut toutefois noter la force d’un milieu de carte plus solide que d’habitude, qui voit surtout Dusty Rhodes et Bob Backlund solidifier leurs rôles respectifs de sensations du moment. On passera l’éponge sur ces quelques matches insignifiants, notamment avec les heels Fuji, Tanaka et Vachon. Et que dire de cette courte mais toutefois intense attraction entre l’incroyable Golden Boy et ce filou d’Albano ? La bataille des managers aura été un bon petit interlude de pur divertissement, offrant aux fans un énième bottage de fesses du « Capitaine » par un Arnold Skaaland toujours aussi populaire. Un point particulièrement intéressant de ce programme réside dans la présentation d’un produit NWA par le biais d’un aperçu de très bonne qualité montrant Harley Race – détenteur du titre suprême – lors d’un match en Australie proposé par la World Championship Wrestling de Jim Barnett. Ainsi sont donc mentionnés ici – dans un produit WWWF – NWA et WCW, une petite rareté ! Toujours en quête d’un grand challenger, « Superstar » Billy Graham remettait ce soir sa ceinture en jeu face à une sensation culturelle, en la personne de Mil Mascaras, véritable porte-étendard de la culture Lucha Libre, dans un combat compétitif et vitrine d’un style de catch méconnu et pourtant si novateur.

Nathan Maingneur

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