CHAMPIONSHIP WRESTLING #56

CHAMPIONSHIP WRESTLING #56

28/03/1981

Championship Wrestling

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Vince McMahon et Pat Patterson sont nos hôtes habituels et nous accueillent comme toujours dans l’enceinte du Agricultural Hall d’Allentown en Pennsylvanie pour une nouvelle édition de Championship Wrestling. Au programme de notre soirée : les Moondogs défient Tony Garea et Rick Martel pour leurs titres de Champions Tag Team. Pedro Morales, André le Géant et plus encore sont de la partie.

Joe McHugh s’occupe des introductions et nous rappelle que l’heure de catch proposée ce soir sera placée sous l’étroite juridiction de la Commission Athlétique de Pennsylvanie, présidée par J.J Binds et représentée en ringside par quelque-uns de ses officiels. Dr. George Zahorian siège en compagnie de Mike Mittman, notre gardien de la cloche. Et les arbitres qui officieront ce soir sont messieurs Freddy Sparta, Danny Davis et Dick Woehrle.


MATCH 1 : KILLER KHAN VS JEFF COSTAS (05:26)

VAINQUEUR : KILLER KHAN

PRISE DE FINITION : DESCENTE DU GENOU

APPRÉCIATION : TRÈS BON SQUASH DE KHAN


Il est l’un des compétiteurs les plus dangereux du moment. Annoncé en provenance des  steppes reculées de la Mongolie, Killer Khan est l’un des derniers protégés d’un « Classy » Freddie Blassie qui brille encore cette semaine par son absence. Le japonais – et non il n’est pas réellement originaire de Mongolie – se frottait ce soir à un jobber du nom de Jeff Costa, au physique pas réellement avantageux.

Extrêmement agressif, Khan s’impose d’entrée de jeu avec de lourdes frappes. Ce pauvre type essaie tant bien que mal de se relever mais Khan l’en empêche avec des coups de genou et de pied dans le visage. Aux commentaires, Bob Backlund effectue un saut off-caméra et ne tarit pas d’éloges à l’égard de la dangerosité de Killer Khan. Peine perdue, Costa essaie de renvoyer quelques maigres coups de poing mais Khan est un monstre de sadisme. Il lui élime le visage avec son avant-bras et lui tord le nez et les oreilles. La rencontre s’est alors transformée en une séance de torture déstabilisante. Costa succombe en cinq minutes à la descente du genou de Khan dont peu de lutteurs se sont dégagés jusqu’ici.


MATCH 2 : THE MOONDOGS W/« CPT. » LOU ALBANO VS DOMINIC DENUCCI & RICKY STALLONE (08:07)

VAINQUEURS : THE MOONDOGS

PRISE DE FINITION : SPLASH

INDICATEUR : * ¼


Dominic DeNucci aura essayé à maintes reprises de vaincre les Moondogs. Chaque semaine ou presque avec un nouveau partenaire, cette semaine ce sera le jobber Rick Stallone. Et l’italien semble avoir à coeur de faire tomber les protégés du « Capitaine » Lou Albano. Et ces derniers se ramènent en direction du ring avec leurs os à mœlle dégoulinants dans la bouche, toujours guidés par un Lou Albano dont le front est scarifié, le visage et la barbe recouverts d’élastiques qui ne font qu’accentuer le caractère loufoque de ce spécimen.

Téméraire, Stallone commence face à Rex mais se fait immédiatement pourrir. King le hisse à bout de bras et le laisse lourdement retomber sur la corde supérieure. Rien de plus qu’une poupée de chiffon entre les mains des Moondogs, Stallone parvient à faire entrer un Dominic chaud comme la braise qui les projette l’un contre l’autre. L’avantage est repris, on en revient à ce schéma typique où les Moondogs sont tournés en bourrique. Mais DeNucci est peu ancré dans une autre époque et son catch n’est pas forcément des plus crédibles. On notera toutefois sa persévérance à ne jamais rien lâcher face aux toutous d’Albano. Sa robustesse lui permet malgré tout de revenir en force mais il rate une tentative de Sunset Flip complètement loupée. Les Moondogs ont repris le dessus et lui font passer un sale quart d’heure, trichant allègrement dans le dos de l’arbitre Freddy Sparta. Stallone ne lui sera néanmoins d’aucune aide puisqu’à la seconde où il remettra un pied sur le ring, il sera victime d’un brise-épaule de Rex, ainsi que d’un énorme Splash de King.


– Chemise ouverte, des élastiques plein le visage et le front balafré de cicatrices, Albano est ensuite interviewé par McMahon. Vince compare le Splash de Moondog King à celui d’Haystacks Calhoun et Albano rétorque en débitant tout un tas d’insanités. Tout autours d’eux, les Moondogs rôdent, mâchouillent leurs os et poussent des cris terrifiants. Albano lance alors le défi à Tony Garea et Rick Martel de mettre leurs titres en jeu contre les Moondogs la semaine prochaine !


MATCH 3 : YOSHIAKI YATSU VS « BIG » RON SHAW (03:22)

 eVAINQUEUR : YOSHIAKI YATSU

PRISE DE FINITION : SUNSET FLIP

APPRÉCIATION : MATCH FRANCHEMENT MOYEN


Originaire d’Oura dans la province de Gunma au Japon, Yoshiaki Yatsu est l’un des élèves du légendaire Hiro Matsuda. Repéré pour sa performance en lutte amateur aux Jeux Olympiques d’été à Montréal en 1976, Yatsu aurait du participer aux JO d’Hiver de Moscou mais les athlètes japonais suivront le boycott des américains. Pour cette participation dans notre émission, Yatsu rencontrait un habitué, en la personne de « Big » Ron Shaw, natif de Philadelphie en Pennsylvanie.

Dès les premiers instants, on sent que Yatsu possède un solide bagage en lutte amateur. D’une stature plus corpulente, Shaw revient avec un arsenal plus classique mais dont le japonais a un peu de mal à s’adapter. Et Yatsu est même momentanément mis en difficulté par un Shaw qui déroule son catch avec aisance. Et de nulle part, le japonais réussit à l’enrouler en Sunset Flip pour le compte de trois, concluant ce combat d’une façon bien abrupte.


MATCH 4 : ANDRÉ LE GÉANT VS THE BLACK DEMON (03:42)

VAINQUEUR : ANDRÉ LE GÉANT

PRISE DE FINITION : BIG BOOT

APPRÉCIATION : ANDRÉ EST UNE INCROYABLE ATTRACTION


Sous ce masque et cette grenouillère un peu ridicule se cache un catcheur du nom de Don Serrano, lutteur d’origine portoricaine qu’on connaît également sous le nom de The Black Demon. Et alors que l’intarissable Joe McHugh terminait les présentations, la foule toute entière se lève pour accueillir la « Huitième Merveille du Monde » qui enjambe la troisième corde avec majesté et qui s’empresse d’aller signer quelques autographes pour une poignée de gamins qui auront eu la chance de voir André le Géant.

Dépassant de largement plus d’une tête son adversaire masqué, André l’accule dans le coin et l’y écrase avec son arrière-train volumineux. Chaque action du géant – spectaculaire de par la nature des proportions – suscite une réaction fascinée de la foule. Il le hisse à bout de bras et le laisse lourdement chuter, un plongeon de plus de 2 mètres des plus impressionnants. André enchaîne avec un Big Boot et ne s’embêtera même pas à partir pour un autre chose, cela suffit largement pour le compte de trois. Ainsi, André s’en retourne signer quelques autographes comme si de rien n’était. 


– Mauvais perdant – et sans doute un peu inconscient – le Black Demon tente d’en rajouter une couche mais mal lui en prends puisqu’André s’accroche à son masque et le balance à l’autre bout du ring, le masque lui restant en main ! Accourent alors un groupe de jeunes enfants, curieux de voir qui se cache sous ce masque. Le principal intéressé aura toutefois eu le temps de se cacher le visage avec une serviette.

Rick Martel et Tony Garea rejoignent alors André pour une petite accolade. Celui-ci enfile le masque sur la tête de monsieur Dick Woehrle – ce qui fait rire André. Interrogés par Vince McMahon à propos du challenge lancé par Lou Albano, Martel rétorque qu’Albano est une grande gueule et qu’ils sont confiants. Vince leur souhaite bonne chance et Tony est plus pragmatique et lui réponds qu’ils en ont auront besoin, puisqu’ils acceptent le défi !


MATCH 5 : PEDRO MORALES VS CHRIS CANYON (05:09)

VAINQUEUR : PEDRO MORALES

PRISE DE FINITION : BOSTON CRAB

APPRÉCIATION : MATCH DE CATCH TRÈS CORRECT


On termine ce programme avec notre Champion Intercontinental. Originaire de la petite île de Culebra dans l’archipel de Porto Rico, Pedro Morales est l’un des compétiteurs les plus appréciés de ce territoire. Toujours aussi populaire, Pedro se frotte ce soir à un gros défi et c’est peu dire. En grenouillère mauve, ce grand gaillard n’est nul autre qu’un futur King Kong Bundy, encore connu à cette époque sous le nom de Chris Canyon.

Pour une fois, Morales à de quoi faire en face de lui et cela semble lui plaire. Canyon – fort de ses presque 200kg – le repousse même à plusieurs reprises. Ça tombe bien, Pedro aime le défi. Canyon l’accule dans l’un des coins et lui envoie de lourdes frappes, ce à quoi le portoricain réponds avec d’énormes coups de poing. Mais Morales se rebiffe et réussit à soulever Canyon pour l’abattre avec un Bodyslam tonitruant. Pedro Morales réussit tant bien que mal à manœuvrer les jambes de Canyon pour le retourner en Boston Crab et ce dernier ne peut que jeter l’éponge, concédant la victoire au Champion Intercontinental.


– Pour la dernière séquence de cette émission, nous repartons un peu en arrière pour une récente édition d’All Star Wrestling. Nous retrouvions Gary Michael Cappetta aux présentations et pour ce combat, Don Muraco l’emportait en quelques minutes face au jobber Pete Mitchell.


Une édition de Championship Wrestling très classique relevée par un challenge : le « Capitaine » Lou Albano a mis au défi Tony Garea et Rick Martel de défendre leurs titres de Champions Tag Team contre les Moondogs la semaine prochaine !

– Après des semaines passées à accumuler les victoires à et se rapprocher des ceintures de Champions par équipe, les Moondogs semblent enfin prêts. Au sortir d’une énième victoire, Lou Albano a publiquement défié Tony Garea et Rick Martel de remettre leurs ceintures en jeu la semaine prochaine. Les Champions ont été prévenus, les challengers sont à leurs trousses et malheureusement pour eux, les Moondogs sont sur une telle lancée que cela n’augure rien de bon pour Martel et Garea.

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