MID-ATLANTIC CHAMPIONSHIP WRESTLING #56

MID-ATLANTIC CHAMPIONSHIP WRESTLING #56

04/12/1982

Mid-Atlantic Championship Wrestling

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

On commence comme toujours avec le traditionnel générique en quatre temps des Jim Crockett Promotions. Vous connaissez la chanson, d’abord le logo de la Mid-Atlantic puis la petite séquence de catch, la carte des Virginies, des Carolines et de la Géorgie et enfin le carton d’ouverture. Au programme de notre soirée : des nouvelles de « Rowdy » Roddy Piper, Jack Brisco est notre nouveau Champion du monde poids-lourds tandis que Leroy Brown est le nouveau Champion TV.

– D’entrée de jeu, Bob Caudle reçoit Jack Brisco, qui a récupéré ce titre pour la sixième fois des mains de Paul Jones lors d’un show non-télévisé qui eut lieu du côté du Charlotte Coliseum de Charlotte en Caroline du Nord. Caudle nous montre ensuite une photo des brûlures qui ont été infligées au visage de « Rowdy » Roddy Piper par le « Nature Boy » Ric Flair et Greg Valentine la semaine dernière. Il reçoit ensuite « Bad Bad » Leroy Brown qui arbore fièrement la ceinture de Champion TV, récemment remportée lors d’une bataille royale qui eut lieu au Greensboro Coliseum de Greensboro en Caroline du Nord. Intense début d’émission pour Caudle qui accueille ensuite le Sgt. Slaughter et Don Kernodle, nos Champions Tag Team. On nous rediffuse encore une fois les images de ce combat lors duquel Slaughter et Kernodle sont venus à bout de Ricky Steamboat et de Jay Youngblood, non sans controverse.


MATCH 1 : SGT. SLAUGHTER & DON KERNODLE VS KEN HALL & GARY BLACK (02:46)

VAINQUEURS : SGT. SLAUGHTER & DON KERNODLE

PRISE DE FINITION : TOP ROPE SLAUGHTER CANNON

APPRÉCIATION : SOLIDE PERFORMANCE DE NOS CHAMPIONS


Ces mêmes Champions par équipe que nous retrouvons dans notre premier combat. Le Sgt. Slaughter et Don Kernodle – qui se sont vus remettre ces titres sur un plateau d’argent à la suite du fiasco de ce grand tournoi inter-promotionnel organisée par les Jim Crockett Promotions – ont d’abord navigué à un rythme de croisière, jusqu’à que se forme naturellement de nouveaux challengers tels que Ricky Steamboat et Jay Youngblood. Ils se mesuraient ce soir à un tandem de circonstances composé de Ken Hall et de Gary Black, une belle paire de jobbers à qui les bidasses s’apprêtent à faire la peau.

Slaughter et Kernodle s’imposent avec un catch à quatre affuté. Que ce soit Hall comme Black – complètement inconnus au bataillon – les deux gaillards ne font pas le poids et mangent de plein fouet la force de frappe des Champions. Kernodle éclate Hall un avec un magnifique Running Powerslam et le hisse sur ses épaules, en position de Back Suplex. Slaughter grimpe sur les cordes et s’élance avec une Clotheline, la même prise qui a laissé Jay Youngblood sur le carreau. La cloche sonne mais les Champions continuent le massacre, Slaughter étouffant ce pauvre Ken Hall avec son Cobra Clutch. 


MATCH 2 : GREG « THE HAMMER » VALENTINE W/SIR OLIVER HUMPERDINK VS RICK RUDD (02:28)

VAINQUEUR : GREG VALENTINE PAR DQ

PRISE DE FINITION : INTERVENTION DE « ROWDY » RODDY PIPER

APPRÉCIATION : MATCH PLUS QUE CORRECT ET EXCELLENTE INTERVENTION DE PIPER !


Cette ceinture de Champion de États-Unis lui sied à merveille. Mercenaire froid et imperturbable de la House of Humperdink, Greg « The Hammer » Valentine a ajouté une corde à son arc en agressant violemment « Rowdy » Roddy Piper la semaine dernière – de concert avec le « Nature Boy » Ric Flair. Originaire de Seattle dans l’État de Washington, Valentine affrontait ce soir un jeun garçon du nom de Rick Rudd, seulement âgé de 24 ans. Et si cette silhouette et ce nom vous disent quelque chose : il s’agit en effet du futur « Ravishing » Rick Rude, alors aux balbutiements de sa grande carrière.

Calculé et réfléchi, Valentine s’impose avec force face au jeune Rudd. Ses coups de poing claquent comme de véritables coups de marteau et courbent l’échine de son adversaire. Valentine enchaîne avec une Gutwrench Suplex suivie par une belle Back Suplex. Valentine part pour sa Figure Four Leglock, mais le public s’emballe sans qu’on sache trop pourquoi. « Rowdy » Roddy Piper accourt alors pour se jeter sur Valentine, provoquant sa disqualification. La bagarre éclate mais Valentine réussit à vite se faufiler en dehors du ring et à regagner les vestiaires.


– De retour en plateau, Caudle reçoit Sweet Brown Sugar et « Cowboy » Bob Orton Jr. Ce dernier revient sur la blessure de « Rowdy » Roddy Piper et affirme que le « Piper’s Palace » viendra progressivement à bout de la House of Humperdink. Sweet Brown Sugar nous dit être sur ce territoire depuis plus d’un mois mais signera ce soir sa première apparition télévisée. Il s’adresse ensuite à Leroy Brown et revient sur les conditions douteuses de sa victoire pour le titre de Champion TV.


MATCH 3 : SWEET BROWN SUGAR VS JOE LAUREN (03:32)

VAINQUEUR : SWEET BROWN SUGAR

PRISE DE FINITION : PETIT PAQUET

APPRÉCIATION : SWEET BROWN SUGAR EFFECTUE DE PLUTÔT BONS DÉBUTS MALGRÉ UN ADVERSAIRE TRÈS INEXPÉRIMENTÉ


Originaire de Houston au Texas, le jeune Skip Young effectue ses débuts dans le catch du côté du territoire de la Floride sous le nom de Sweet Brown Sugar et y remporte le Florida Southern Heavyweight Championship à trois reprises entre 1979 et 1982. Un physique de colosse, Sweet Brown Sugar signe donc ce soir sa première apparition sur les rings des Jim Crockett Promotions et se mesurait à un certain Joe Lauren. Seulement âgé de 22 ans, ce dernier n’est autre qu’un futur Road Warrior Animal, qui n’est encore qu’au tout début de sa longue carrière.

Loin du maquillage, de l’iroquois et des colliers à piques, le jeune Joe Lauren arbore déjà un physique plutôt impressionnant. Plus aguerri, Sweet Brown Sugar s’impose toutefois avec un catch maîtrisé. Le public est plus calme que lors des précédents combats, assistant en effet à une rencontre entre deux lutteurs plus méconnus de ce territoire. Lauren oublie de donner de l’impulsion à une tentative d’enfourchement que Sugar adapte en brise-dos. Il le cueille avec un joli saut chassé à la suite d’un échange maladroit et enchaîne avec une tentative de ciseau de tête. Mais voyant que Lauren a du mal à le tenir en position, Sugar opte pour un petit paquet qui suffira pour le compte de trois.


MATCH 4 : « COWBOY » BOB ORTON JR. VS RICK CONNORS (03:42)

VAINQUEUR : BOB ORTON JR.

PRISE DE FINITION : SUPERPLEX

APPRÉCIATION : TRÈS BONNE PERFORMANCE DE BOB ORTON JR.


Lutteur de seconde génération – avant que son fils Randy ne devienne plus tard le premier catcheur de troisième génération de l’histoire du catch, celui qu’on surnomme « Cowboy » Bob Orton Jr. signe son premier combat télévisé depuis son arrivée sur ce territoire. Nous l’avions déjà aperçu lors d’un court extrait ainsi qu’à l’issue de ce passage à tabac dirigé par Ric Flair et Greg Valentine contre Roddy Piper. Le fiston de Bob Orton Sr. se frottait ce soir à un jobber du nom de Rick Conners.

Compétiteur hors-pair, Orton Jr. s’impose avec une facilité déconcertante. Présentant un style de catch plutôt versatile, l’ancien partenaire de Paul Orndorff à la Mid-South Wrestling cogne dur et s’agrippe à son adversaire avec un collier arrière solidement maintenu. Il le couche ensuite avec un High Knee, porté façon Harley Race. Orton Jr. enchaîne avec une souplesse arrière suivi par un superbe Running Powerslam – aussi beau que celui de Don Kernodle. Orton Jr. n’en a pas fini et hisse Connors sur la troisième corde. Prenant appui sur la corde du milieu, Orton Jr. lui assène une Superplex, une prise de risque qu’on ne voit pas encore beaucoup à cette période et qui deviendra sa marque de fabrique.


– Au retour de la pause publicitaire, un Mike Rotunda en costume se tient en compagnie de Bob Caudle pour une petite interview. Rotunda demande une énième revanche contre Leroy Brown, qui se tient alors sur le ring et exige cette fois-ci qu’il remette son titre en jeu.


MATCH 5 : NWA TV CHAMPIONSHIP MATCH : « BAD BAD » LEROY BROWN © W/SIR OLIVER HUMPERDINK VS MIKE DAVIS (03:20)

VAINQUEUR : LEROY BROWN

PRISE DE FINITION : DESCENTE DU COUDE

APPRÉCIATION : MATCH PLUTÔT CORRECT. BROWN A UN NOUVEAU CHALLENGER !


Devenu Champion TV au terme d’une bataille royale – dans laquelle figuraient entre autres Jerry Brisco, Bob Orton Jr. ou encore le Sgt. Slaughter – Leroy Brown a décroché le gros lot promis par Sir Oliver Humperdink lorsqu’il a été enrôlé dans son armée. Narguant Mike Rotunda sur le plateau des studios, Brown remet déjà sa ceinture en jeu – sans trop prendre de risques ceci dit – contre Mike Davis, l’un des jobbers les plus récurrents de ce programme.

Brown harangue Rotunda et demande à ce qu’il quitte le plateau sinon quoi il ne défendra pas sa ceinture. De son côté, Rotunda refuse de quitter les abords du ring si Brown n’accepte pas de signer un contrat pour une  énième revanche. Brown s’y résigne finalement – on n’allait pas y passer la soirée. Davis commence avec une élongation du bras mais Brown revient en l’attrapant en plein vol pour l’écraser avec un enfourchement. Ayant repris la main Brown, enchaîne avec un déluge de coups de poing. Motivé par l’enjeu de ce combat, Davis se redonne du poil de la bête mais Brown le sèche avec un coup de coude. Le Champion TV en termine ensuite avec une descente du coude qui lui permet de conserver son titre au terme d’une bonne première défense. 


– De retour sur le plateau, Caudle accueille cette fois-ci les protagonistes du prochain combat. Gene Anderson baragouine quelques secondes avant que Sir Oliver Humperdink ne le rejoigne en compagnie de Paul Jones. Humperdink veut récupérer le titre de Champion du monde et Jones se plaint de sa défaite, accusant Brisco d’être un voleur. Vêtu d’une chemise en flanelle qui contraste totalement avec son apparence terrifiante, Jos LeDuc s’adresse au « Boogie Woogie Man » Jimmy Valiant.


MATCH 6 : SIX-MAN TAG TEAM MATCH : GENE ANDERSON, JOS LEDUC & PAUL JONES W/SIR OLIVER HUMPERDINK VS JOHNNY WEAVER, KING PARSONS & RON RITCHIE (07:02)

VAINQUEURS : GENE ANDERSON, JOS LEDUC & PAUL JONES

PRISE DE FINITION : INDIAN DEATHLOCK

INDICATEUR : **


On termine cette émission en beauté avec un match à six. Dans le coin des heels, nous retrouvons certains des hommes de mains de la House of Humperdink, parmi lesquels Jos LeDuc, Gene Anderson et Paul Jones. De l’autre côté se dresse un trio de choc composé de King Parsons, de Johnny Weaver et de Ron Ritchie. Et au vu des forces en présence, on peut s’attendre à un bon combat. D’autant plus qu’il reste près d’un quart d’heure d’émission.

Ritchie commence face au terrifiant LeDuc et n’a pas froid aux yeux. Mais le bûcheron canadien est un barbare et frappe fort avec un catch brut de décoffrage. Anderson prends le relais mais Ritchie fait entrer Weaver, qui passe ensuite le tag à Parsons. Jones et LeDuc reprennent le dessus – soutenus par Sir Oliver Humperdink en dehors du ring. Les hommes de la House of Humperdink conservent l’avantage et isolent Parsons de son coin. Celui-ci se redonne du poil de la bête et parvient finalement à rejoindre son coin grâce à un déluge de coups de poing. Entre de nouveau le vieillissant Weaver, qui accompagne chacun de ses mouvements par un râle un peu étrange. Les babyfaces s’en sortent temporairement mais Ritchie est de nouveau poussé dans le coin des heels. LeDuc part pour un Atomic Drop mais le relâche sur le genou de Jones, une superbe manœuvre portée en tag. Jones en termine avec son Indian Deathlock, forçant ce pauvre Richie à jeter l’éponge.


– La House of Humperdink conclut ce programmes au micro de Bob Caudle. Humperdink nous apprends que Jimmy Valiant aurait payé les officiels afin que LeDuc ne participe pas au tournoi pour le titre de Champion TV (une bataille royale, finalement). Tout transpirant, ses effrayantes cicatrices apparentes, LeDuc s’adresse encore une fois à Jimmy Valiant en le menaçant. Ils sont ensuite rejoints par Leroy Brown, Humperdink affirmant que sa victoire est une revanche contre les décisions de Sandy Scott à l’encontre de LeDuc. Il menace ensuite Mike Rotunda, Sweet Brown Sugar et « Cowboy » Bob Orton Jr.


Encore une édition ma foi plutôt solide de Mid-Atlantic Championship Wrestling. Quasiment que des matches en format court, mais une diversité de styles et de personnages toujours intéressant. De nouveaux Champions également, la présence de « Cowboy » Bob Orton Jr, Sweet Brown Sugar et Greg « The Hammer » Valentine et plus encore.

– Avec tous les noms qui ont été annoncés pour faire leurs débuts, ces émissions sont forcément l’occasion de découvrir de nouveaux personnages. Ce fut le cas ce soir avec les premiers pas de Sweet Brown Sugar, plus connu du côté de la Floride, ainsi que d’un jeune Joe Lauren qui sera plus connu en tant que Road Warrior Animal dans les Road Warriors/Legion of Doom. On devrait encore apercevoir d’autres catcheurs d’ici la fin de l’année parmi lesquels Bruiser Brody, Harley Race, Dusty Rhodes et plus encore.

– Du changement du côté de nos Champions ! On apprit en début d’émission que Jack Brisco a re-re-regagné son titre de Champion du monde en battant Paul Jones, entamant son sixième et dernier règne de Champion du monde de la Mid-Atlantic Championship Wrestling. Autre changement, c’est du côté du tournoi du titre de Champion TV organisé à l’initiative de Sandy Scott. Finalement, on a du se contenter d’une bataille royale et c’est Leroy Brown qui a remporté la mise. S’étant déjà fait de nouveaux challengers tels que Sweet Brown Sugar, Bob Orton Jr. ou encore Mike Rotunda, Leroy Brown a du pain sur la planche !

Nathan Maingneur

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