MID-ATLANTIC CHAMPIONSHIP WRESTLING #55

MID-ATLANTIC CHAMPIONSHIP WRESTLING #55

27/11/1982

Mid-Atlantic Championship Wrestling

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

On commence comme toujours avec le traditionnel générique en quatre temps des Jim Crockett Promotions. Vous connaissez la chanson, d’abord le logo de la Mid-Atlantic puis la petite séquence de catch, la carte des Virginies, des Carolines et de la Géorgie et enfin le petit carton d’ouverture. Au programme de notre soirée : le « Nature Boy » Ric Flair est venu pour s’entraîner, la présence de « Rowdy » Roddy Piper, Greg Valentine ainsi que « Cowboy » Bob Orton Jr. et plus encore.

– L’émission débute alors que notre premier combat est déjà en cours de route. La rencontre opposait Mike Rotunda au corpulent « Hangman » Ricky Harris. En quelques secondes à peine, Rotunda l’emportait grâce à son Airplane Spin. On entends que « Rowdy » Roddy Piper a rejoint Bob Caudle aux commentaires – ce qui nous promet une sacrée soirée. Sorti du ring, Rotunda s’adresse à Leroy Brown. Malgré trois défaites (même si l’une d’entres-elle est techniquement une victoire par disqualification), Rotunda n’est pas satisfait de lui-même et ne le sera pas tant qu’il n’aura pas vaincu le mercenaire de Sir Oliver Humperdink.

Au retour de notre première coupure publicitaire, le Sgt. Slaughter a rejoint Bob Caudle sur le plateau. Il nous parle à nouveau de cette rencontre lors de laquelle lui et Don Kernodle ont affronté Jay Youngblood et Ricky Steamboat pour les ceintures de Champions Tag Team. On nous repasse une nouvelle fois les images de cet affrontement qui eut lieu au Charlotte Coliseum. Cette fois-ci, Slaughter assure les commentaires et le biais est légèrement différent – mais non moins divertissant.


MATCH 1 : PAUL JONES VS MASA FUCHI (02:38)

VAINQUEUR : PAUL JONES

PRISE DE FINITION : INDIAN DEATHLOCK

APPRÉCIATION : PERFORMANCE DE JONES CORRECTE


On lance les hostilités avec notre Champion du monde poids-lourds. Originaire de Port Arthur au Texas, Paul Jones a récemment regagné son titre des mains de Jack Brisco un peu plus tôt ce mois-ci. Qu’on se rassure, le règne de Paul Jones touche à sa fin et sera son dernier – Brisco regagnera une nouvelle fois la ceinture avant la fin de l’année. Jones affrontait ce soir un compétiteur japonais du nom de Masa Fuchi et on remarque que Sir Oliver Humperdink n’est pas présent à ses côtés.

Jones engage le combat avec une petite tape plutôt légère mais Fuchi rétorque avec une gifle du tonnerre. Rigoureux, Fuchi s’en tient à sa technique et le Champion est un temps tenu en difficulté. Le japonais enchaîne avec quelques atémis tranchants – si aiguisés qu’ils font apparaître quelques gouttes de sang sur le torse de Jones. Rusé, celui-ci revient avec un vicieux brise-jambes et en termine ensuite avec son Indian Deathlock, une prise de soumission un peu étrange dans la façon dont elle est appliquée.


– De retour en plateau, Jones arbore en effet un torse bien marqué. Le Champion encense la présence de Ric Flair dans notre émission mais s’insurge lorsque Caudle mentionne le nom de Dusty Rhodes qui est l’une des plus grosses attractions du territoire de la Floride qui fera prochainement son arrivée. Jones préfèrerait y voir des lutteurs comme Big John Studd ou encore Angelo « King Kong » Mosca et avoue avoir déjà jeté le titre de Champion de la Floride du haut d’un pont.


MATCH 2 : « COWBOY » BOB ORTON JR. & JACK BRISCO VS BILL WHITE & KEN TIMBS (04:36)

VAINQUEURS : BOB ORTON JR. & JACK BRISCO

PRISE DE FINITION : POWERSLAM

APPRÉCIATION : PLUTÔT BON MATCH DE CATCH


Arrivé la semaine dernière sur le territoire des Carolines, « Cowboy » Bob Orton Jr. s’est directement associé à son vieux compère « Rowdy » Roddy Piper pour faire face à la House of Humperdink. Catcheur de seconde génération, Bob Orton Jr. lutte ce soir aux côtés de Jack Brisco, l’ancien Champion du monde poids-lourds. Et elle a de la gueule cette Tag Team. Ensembles, ils se mesurent à un tandem composé pour l’occasion de Ken Timbs et de Bill White, l’un des jobbers les plus chevronnés de la promotion.

Brisco commence face à un Ken Timbs qui s’est fait une teinture blond platine. Toute une question de mode, semble-t-il. Aux commentaires, Caudle essaie d’agacer Piper en parlant de Paul Jones mais le « Hot Rod » ne mords pas à l’hameçon. Lorsqu’Orton Jr. entre sur le ring, sa présence redynamise la rencontre avec un arsenal de prises très complet. Timbs réussit temporairement à prendre l’avantage et laisse White poursuivre sur cette lancée. Brisco se mange un méchant coup de coude dans la mâchoire et est même momentanément mis en difficulté. L’ancien Champion du monde en a vu d’autres et réussit à passer le tag. Orton Jr. en termine ensuite avec un Running Powerslam porté avec puissance.


– On retrouve ensuite « Rowdy » Roddy Piper dans les studios World Wide des Jim Crockett Promotions. Piper s’adresse à la House of Humperdink. Il est rejoint par « Cowboy » Bob Orton Jr. et le « Boogie Woogie Man » Jimmy Valiant, suivis d’Abdullah The Butcher – que nous voyons enfin à l’antenne. La séquence est saugrenue, Valiant gigote dans tous les sens tandis qu’Abdullah se cogne une planche sur le crâne de manière répétée.

Lorsque nous revenons sur le plateau, Jack Brisco se tient en compagnie de Bob Caudle et paraît amusé à la vue de cette scène. Brisco parle de regagner sa ceinture en affrontant Paul Jones et aborde la blessure de Jay Youngblood. Brisco se dit également intéressé de concourir pour les titres de Champions Tag Team avec son frère Jerry.


MATCH 3 : GREG « THE HAMMER » VALENTINE VS KING PARSONS (05:17)

VAINQUEUR : GREG VALENTINE

PRISE DE FINITION : DESCENTE DU COUDE

INDICATEUR : **


On enchaîne avec la présence du nouveau Champion des États-Unis, en la personne de Greg « The Hammer » Valentine. À nouveau, on remarque que Sir Oliver Humperdink ne figure pas aux abords du ring comme c’est le cas habituellement. Tout seul donc, Valentine affronte ce soir à King Parsons, ancien partenaire en Tag Team de Porkchop Cash. Sa ceinture ne sera pas remise en jeu.

Ils se cherchent, ils se jaugent mais Valentine prends l’avantage avec une clé de bras fermement harnachée. S’ensuivent les fameuses frappes de « The Hammer » qui sonnent comme de véritables coups de marteau. Parsons rétorque avec de grosses gifles dans le poitrail de Valentine mais celui-ci ne s’emballe pas pour autant et reste mesuré. Méthodique, le Champion des États-Unis assure sa domination, malgré quelques vains efforts de Parsons pour lui tenir tête. Couché par un méchant coup de coude dans le menton, Parsons serre les dents et ce malgré un féroce coup de genou dans l’abdomen. Ensuite écrasé au tapis par une souplesse arrière, King Parsons abdique en ne se dégageant pas d’une grosse descente du coude de Valentine qui s’arroge une nouvelle victoire.


– De retour sur notre plateau, Roddy Piper s’empare d’un micro et s’adresse à la House of Humperdink. Piper dit qu’on peut continuer à s’insulter de part et d’autre mais qu’il faudra un moment penser à se rentrer dans la gueule. Face aux hommes de la House of Humperdink, Piper annonce le « Piper’s Palace » et cite les noms de Jimmy Valiant, Bob Orton Jr. ou encore Abdullah The Butcher.

Le Champion du monde poids-lourds de la NWA, fier détenteur du « Ten Pounds of Gold » depuis plus d’un an, le « Nature Boy » Ric Flair est sur le ring et s’apprête à faire un petit sparring avec quelques jobbers – on reconnaît ici Keith Larson et Ron Ritchie. Flair choisit de partir pour un échauffement en lutte gréco-romaine. Il dispose d’abord de Larson avec panache. Ce sera un peu plus physique avec Ritchie mais Flair est injouable et s’offre une promenade de santé. Sur le chemin du retour aux vestiaires, Flair ne peut s’empêcher d’aller insulter « Rowdy » Roddy Piper. Mal lui en prend, le « Hot Rod » déchire sa chemise et grimpe sur le ring, défiant le « Nature Boy » de se mesurer à lui. Flair hésite puis accepte finalement la proposition. Flair se positionne – Piper est au-dessus de lui – et cette fois-ci le Champion ne parvient pas à se dégager et doit trouver refuge dans les cordes ! Égratigné au niveau du front, Flair a bien du mal à garder son sang froid. Au tour de Piper donc, de se mettre à genoux mais au lieu de commencer à lutter, Flair lui envoie un sale coup de pied dans les côtes. Piper revient avec un brise-nuque et le « Nature Boy » prends la tangente.

Rouge de colère, Flair demande à ce que Piper remonte sur le ring, persuadé qu’il peut le battre. Piper hésite à son tour – concluant qu’il l’a vaincu et n’a donc plus rien à prouver – mais n’a pas le temps de prendre sa décision puisqu’il se fait violemment agresser de dos par Greg Valentine. Flair en profite et saute sur l’occasion pour passer Piper à tabac. Ils le traînent au sol et lui frottent le visage contre le sol des studios – comme pour le défigurer. Keith Larson et Ron Ritchie tenteront de les séparer mais se prendront des coups. Trainé sur le ring, Piper est encore une fois brossé contre le tapis du ring, ce qui doit lui brûler le visage. « Cowboy » Bob Orton Jr. accourt à sa rescousse et cela suffit à faire fuir les heels.

– On termine ce programme avec Paul Jones, au micro de Bob Caudle. Il est rejoint par le Sgt. Slaughter, Greg Valentine et par Ric Flair qui hurle sur David Crockett en dehors du ring. Slaughter affirme que la guerre est déclarée et Flair le coupe pour ajouter qu’il a fait la même chose à Ricky Steamboat. Flair encense le talent de Bob Orton Jr. mais défends qu’ici, ce n’est pas New York, ce n’est pas Atlanta ni Kansas City ; ce sont les Carolines ! Slaughter ajoute qu’ici ce n’est pas Bob Backlund, ni Pedro Morales, encore moins Jimmy Snuka et que c’est à la Mid-Atlantic qu’on gagne le plus d’argent.


Moins de matches, mais un segment mémorable. C’est la recette qu’a choisi de nous proposer la Mid-Atlantic Championship Wrestling. « Rowdy » Roddy Piper se met sur le chemin du « Nature Boy » Ric Flair mais se fera agresser par Greg « The Hammer » Valentine. « Cowboy » Bob Orton Jr. s’associe à Jack Brisco et plus encore. 

– La House of Humperdink s’est peut-être trouvé un adversaire à sa taille. On ne parle pas d’un seul individu mais d’un groupe de lutteurs qui se sont soudés face à cette faction diabolique. Le nom est sorti de la bouche de « Rowdy » Roddy Piper : ce sera le « Piper’s Palace ». Et parmi tous ceux qui ont choisi de se dresser contre Humperdink et compagnie : Bob Orton Jr, Jimmy Valiant ainsi que le terrifiant Abdullah The Butcher qui fera très prochainement ses débuts sur ce programme.

– Sa présence exceptionnelle était annoncée dans le cadre d’une innocente session de sparring avec quelques jobbers. Le « Nature Boy » Ric Flair n’imaginait cependant pas finir sa soirée dans cet état. S’en sortant avec style sur une séquence de lutte gréco-romaine, mal lui en a pris d’humilier « Rowdy » Roddy Piper. Provoqué et insulté par son ancien rival, le « Hot Rod » a répondu en arrachant sa chemise pour se mesurer à lui. Et si les premiers échanges sont restés cordiaux – malgré une tension à couper au couteau – la situation a totalement dégénéré. Agressé de dos par Greg Valentine, Piper fut violemment passé à tabac et a servi de serpillère au terme d’une échauffourée mémorable. Une chose est sûre, Ric Flair n’a pas fini d’entendre parler de Roddy Piper. Lorsqu’il se sera remis de cette agression, Piper cherchera à se venger, cette fois-ci dans un vrai match de catch – et cette fois-ci avec son titre en jeu.

Nathan Maingneur

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