WORLD WRESTLING FEDERATION
PHILADELPHIA SPECTRUM #04
08/11/1980

Philadelphia Spectrum
On braque souvent les projecteurs sur le Madison Square Garden de New York City, considéré (et à juste titre) comme la Mecque du catch nord-américain. Toutefois, d’autres arènes en Amérique du Nord portent le même prestige et ont accueilli nombre d’affrontements mythiques. C’est le cas du Sportatorium de Dallas, mais aussi du Boston Garden ou encore du Spectrum de Philadelphie en Pennsylvanie. Selon les chiffres officiels, près de 11,800 personnes se massaient ce soir dans les gradins de cette salle légendaire.
Kal Rudman et Gene Goodson seront les commentateurs de ce programme diffusé sur PRISM Network. Gary Michael Cappetta se charge quant à lui des présentations au micro. Cette émission n’ayant pas été diffusée dans son intégralité, nous ne verrons donc pas les matches suivants : Rene Goulet et Larry Sharpe ont fait un match nul, Ricky McGraw a battu José Estrada et « The Unpredictable » Johnny Rodz l’a emporté face à Charlie Fulton.
Le même jour que la diffusion de ce programme sortait un album qui eut un impact important sur la scène du heavy metal et qui a plus tard été reconnu comme un classique du genre. Quatrième disque des britanniques de Motörhead, The Ace of Spades contient certains des plus grands titres du groupe, dont la chanson titre qui demeure encore aujourd’hui la plus connue de la bande à Lemmy.

Motörhead
MATCH 1 : BRUNO SAMMARTINO W/ARNOLD SKAALAND VS KEN PATERA (14:57)
VAINQUEUR : BRUNO SAMMARTINO PAR DQ
PRISE DE FINITION : COUP DE CHAISE
INDICATEUR : ***
Résident à Portland dans l’Oregon, Ken Patera est un ancien athlète olympique d’origine tchèque. Entré dans le catch à la suite d’une brillante carrière en haltérophilie, Patera a d’abord commencé sur les rings de l’AWA en 1972 et s’est mesuré à des lutteurs tels que « Jumping » Jim Brunzell ou encore The Iron Sheik. Après un premier passage à la WWF entre 1976 et 1978, Patera est revenu en 1980 et a remporté le titre de Champion Intercontinental en battant Pat Patterson. Son adversaire rejoint les abords du ring sous les hourras de la foule de Philadelphie. Toujours accompagné par le « Golden Boy » Arnold Skaaland, Bruno Sammartino est vénéré comme un demi-dieu et rencontre ce soir l’homme fort de 7 ans son cadet.

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated
On assiste à un véritable duel de puissance entre ces deux forces de la nature. D’un côté, l’intensité athlétique de Patera est opposée à la force brute et naturelle d’un Sammartino encore vigoureux, bien qu’âgé de 45 ans. Patera n’hésites pas à tricher et à ramener Bruno au tapis en lui tirant les cheveux. Et ce à trois reprises, jusqu’à ce que Bruno lui administre le même traitement – en version un peu plus musclée. Patera décide alors de lui envoyer de gros coups de poing et de pied avant d’enchaîner une série de descentes du coude dans l’arrière du crâne. S’ensuivent ensuite quelques prises de force dont Bruno a bien du mal à se dégager, réussissant néanmoins à retourner la prise à chaque fois. Ouvert au front par un coup de poing de Sammartino, Patera fait voir une légère égratignure. Dès lors, Patera est en déroute et – à la suite d’un choc contre le poteau – Bruno se focalise sur son bras. De longues minutes durant, lors desquelles Sammartino tire sur ces bras – comme pour repartir avec. Bruno se mange toutefois un sale coup de coude dans la mâchoire et Patera veut alors lui porter sa Full Nelson. Mais ses biceps sont trop affaiblis et Sammartino le vire en dehors du ring à plusieurs reprises. Patera en a marre et s’empare d’une chaise rembourrée qu’il envoie sur le dos de Bruno. L’arbitre laisse passer mais lorsque Patera la ramène entre les cordes pour éclater les vertèbres de Sammartino, Dick Woehrle fait immédiatement sonner la cloche – disqualifiant Patera d’office. Mais le Champion Intercontinental laisse sortir sa rage et assène cette fois-ci sa Full Nelson sur Bruno. Refusant de lâcher son emprise, Patera sera néanmoins interrompu par une intervention de Tony Garea, Rick Martel et Angel Maravilla qui le chassent alors en dehors du ring et en direction des vestiaires.
– On nous annonce ensuite le programme de la prochaine carte qui aura lieu au Spectrum de Philadelphie. En vrac : les Moondogs de Lou Albano affronteront Manuel Soto & Dominic DeNucci. Le Sgt. Slaughter fera face à Pedro Morales et Johnny Rodz ainsi que Rick Martel seront de la partie le 13 décembre prochain.
MATCH 2 : SGT. SLAUGHTER VS ANGEL MARAVILLA (04:06)
VAINQUEUR : SGT. SLAUGHTER
PRISE DE FINITION : COBRA CLUTCH
INDICATEUR : * ¾
Originaire de Détroit dans le Michigan, Robert Remus a lui aussi été initié au catch sur les rings de l’AWA et fut entraîné par Verne Gagne et Billy Robinson dès 1972. Luttant ensuite sous son vrai nom ou sous le masque du Super Destroyer Mark II pour quelques promotions du Midwest, Remus eut l’idée de se créer un personnage de sergent sévère, nommé d’après la figure de Jackie Gleason dans le film Soldier in the Rain, sorti en 1963. Il a ensuite été appelé à rejoindre les rangs de la WWF par Vincent J. McMahon en personne et signe ce soir ses débuts au Spectrum de Philadelphie. Il se mesurait ce soir à Angel Maravilla, qui se tient sur le ring après avoir accouru au secours de Bruno Sammartino lors du combat précédent.

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Slaughter donne la couleur en martelant Maravilla avec de gros coups de marteau dans l’arrière du crâne. Il lui concasse ensuite les lombaires avec plusieurs brise-dos et Maravilla est déjà dans l’incapacité de se défendre. Ce dernier est en effet totalement impuissant mais parvient quand même à envoyer quelques droites. Et alors que Maravilla se redonnait un peu de courage, Slaughter le décapite avec une Lariat du tonnerre, portée avec élan. Le sergent en termine ensuite grâce à son Cobra Clutch, sa terrible de prise de soumission. L’arbitre est un peu négligeant et aurait pu faire sonner la cloche bien plus tôt – Maravilla ayant perdu connaissance depuis quelques secondes. Victorieux au terme de sa première apparition au Spectrum, Slaughter est bon joueur et décide de serrer la main de son adversaire. Hésitant, Maravilla accepte timidement mais mal lui en prends car ce n’était qu’un prétexte pour le sergent qui le cadenasse une fois de plus dans son Cobra Clutch.
MATCH 3 : WORLD WRESTLING FEDERATION TITLE MATCH : BOB BACKLUND © W/ARNOLD SKAALAND VS LARRY ZBYSZKO (14:47)
VAINQUEUR : BOB BACKLUND PAR DQ
PRISE DE FINITION : DÉCISION DE L’ARBITRE
INDICATEUR : *** ½
C’est notre match de championnat du monde. Devenu célèbre pour avoir entretenu la rivalité de l’année 1980 contre Bruno Sammartino, Larry Zbyszko a certes perdu la guerre contre son ancien mentor – lors d’une ultime rencontre dans une cage d’acier au Showdown at Shea – mais cela lui permit toutefois de grimper dans le haut de la carte et de faire office de prétendant au titre de Champion du monde. Le principal intéressé réalise alors son entrée sous les hourras de la foule, lui aussi accompagné par le « Golden Boy » Arnold Skaaland – à l’instar de Bruno Sammartino. Bob Backlund remet ce soir son titre en jeu et nous aurons droit à un arbitre très spécial en la personne de « M. USA » Tony Atlas qui a revêtu pour l’occasion un t-shirt zébré qui moule sa musculature saillante. Immédiatement, Atlas sent que Zbyszko cache quelque chose et n’hésites pas à fouiller dans son slip pour en sortir un objet illicite planqué par le challenger !

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Et d’entrée de jeu, Backlund se jette sur Zbyszko et lui envoie des droites et des gauches. Le challenger est en déroute totale, le Champion s’imposant avec ses poings en ce début de rencontre survolté. Backlund poursuit avec une magnifique élongation du bras appliquée avec une précision chirurgicale. Emporté par sa fougue, le « All American Boy » s’encastre toutefois dans le poteau et marque un temps d’arrêt. Cela profite évidemment à Zbyszko qui reprend le dessus avec de gros coups de genou. En position de Front Facelock, le challenger se permet d’étrangler le Champion et Atlas a bien du mal à faire respecter les règles, Larry profitant de sa relative inexpérience dans ce domaine. Agacé par l’insolence de Zbyszko, Atlas le repousse alors de manière virulente et permet à Backlund de le coucher avec une Back Suplex. Au moment de faire le tombé, Atlas est à côté de ses pompes et rate complètement son compte de trois. Mais le challenger a pris une longueur d’avance avec ce Front Facelock et envoie Backlund en dehors du ring à la suite d’un coup bas. Là, au plus près des premiers rangs, Zbyszko lui éclate la tête contre la table des commentateurs et l’étrangle avec le câble d’un des micros. De retour sur ses pieds, Backlund couche Zbyszko avec un Piledriver du tonnerre. Sur le tombé, Atlas ne réalise pas que le pied du challenger repose dans les cordes et annule son compte. Backlund hisse alors Zbyszko sur ses épaules et lui porte un superbe Reversed Atomic Drop. Mais Zbyszko roule de l’autre côté des cordes et en profite alors pour étrangler le Champion. C’est la goutte de trop pour Atlas qui décide de disqualifier Zbyszko. Backlund conserve sa ceinture mais devra se contenter d’une victoire par disqualification. Et alors qu’il repartait en direction des vestiaires, Backlund fera vite demi-tour, car Zbyszko s’en est pris à Atlas ! Larry prendra la fuite et Backlund escortera un Tony Atlas groggy en direction des vestiaires.
– On marque ensuite une petite entracte. Par chance l’enregistrement est d’origine et comprend les publicités d’époque. Un trésor d’archives ! Parmi les images qui nous sont diffusées, Jack Williams, président de PRISM Network, répondait à quelques questions – entre autres si PRISM compte diffuser des films pour adultes (et la réponse est non). On tease également le prochain match de hockey sur glace entre les Flyers de Philadelphie et l’équipe du Minnesota. Un extrait d’un concert de Hall & Oates est diffusé et nous retrouvions ensuite Dick Graham et Kal Rudman pour une interview de Tony Garea dans les vestiaires. Interrogé à propos de son match de ce soir, Garea se dit confiant et estime avoir le partenaire parfait en la personne de Rick Martel. Une bande annonce de Rocky II ainsi qu’un spot publicitaire pour le film Magnus Force avec Clint Eastwood concluent cet aparté.
MATCH 4 : PEDRO MORALES VS THE HANGMAN (11:02)
VAINQUEUR : PEDRO MORALES
PRISE DE FINITION : O’CONNOR ROLL
INDICATEUR : **
Armé de son nœud coulant, The Hangman n’inspire rien de bon. Le protégé de « Classy » Freddie Blassie – qui brille d’ailleurs par son absence – se mesure ce soir à l’un des plus farouches compétiteurs de la promotion. Originaire de la petite île de Culebra dans l’archipel de Porto Rico, Pedro Morales est accueilli en héros et est à quelques jours de devenir le premier Triple Crown Champion de l’histoire, le premier individu à avoir détenu les titres de Champion du monde, Intercontinental et Tag Team.

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Le Hangman commence avec un Side Headlock mais Morales le contre rapidement avec un brise-jambe qui donne le ton. Le bourreau réessaye avec un Hammerlock mais encore une fois, Morales contre et l’écrase cette fois-ci avec un enfourchement. Déloyal, le Hangman revient avec de gros coups de poing et immobilise Pedro avec une élongation du bras solidement accrochée. La séquence dure et freine drastiquement le rythme de la rencontre. Porté par l’appui du public, Morales essaye de se remettre sur pieds mais le Hangman le couche en lui envoyant son pied dans la face à huit reprises. Le portoricain encaisse les coups et amorce un comeback qui ressort avec toute la hargne et la rage qu’on lui connaît. Pedro lui décoche une série de coups de poing dans le panier à pain et lui fracasse la mâchoire avec une gauche du tonnerre. Il enchaîne et l’enroule avec un O’Connor Roll qui lui permet de l’emporter au compte de trois au terme d’un combat poussif.
– Interrogé par nos commentateurs, Pedro semble être fier d’avoir cogné si fort la mâchoire du Hangman que ses phalanges sont douloureuses. Il en faut toutefois plus pour impressionner Morales et celui-ci se dit prêt à affronter Ken Patera ou encore Larry Zbyszko, tout en se disant reconnaissant d’avoir le soutien de la unanime de la foule à chaque apparition.
Gary Michael Cappetta officialise le programme du prochain spectacle de la WWF qui aura lieu au Spectrum de Philadelphie. Parmi les matches qui seront proposées : José Estrada fera face à Steve King. Angel Maravilla & Ricky McGraw affronteront la nouvelle équipe de Lou Albano : les Moondogs. « The Unpredictable » Johnny Rodz fera face à Rick Stallone, « Big Cat » Ernie Ladd fera son retour au Spectrum et croisera le fer avec Pedro Morales. Sgt. Slaughter sera de la partie et affrontera Dominic DeNucci. Et quant aux 2 main events qui seront proposés, Bruno Sammartino aura l’occasion de prendre sa revanche contre Ken Patera et Larry Zbyszko devra rendre des comptes à « M. USA » Tony Atlas.
MATCH 5 : WORLD WRESTLING FEDERATION TAG TEAM TITLES MATCH : THE WILD SAMOANS © VS TONY GAREA & RICK MARTEL (14:29)
VAINQUEURS : TONY GAREA & RICK MARTEL
PRISE DE FINITION : SUNSET FLIP
INDICATEUR : ** ¾
Perdants puis finalement gagnants en l’espace de quelques semaines, les Wild Samoans du « Capitaine » Lou Albano ont donc regagné l’or Tag Team en finale d’un tournoi contre René Goulet et Tony Garea. Ce soir, c’est face au tandem composé de ce même Tony Garea et de l’énergique Rick Martel qu’Afa et Sika défendent leurs ceintures. Le Spectrum de Philly est chaud bouillant et les titres sont en jeu.

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Martel piège Afa avec une feinte et embraye d’entrée de jeu avec Garea pour faire preuve d’un catch à quatre efficace. Les challengers s’imposent et mettent les Samoans en péril, désarçonnés par ce début de match pour le moins dynamique. Et ces premières minutes sont entièrement à l’avantage de Martel et de Garea qui sont ultra dominants. La tendance change lorsque Garea se fait projeter en dehors du ring en passant par-dessus les cordes. Sika lui assène alors un enfourchement sur le plancher du Spectrum. Garea est ensuite envoyé de plein fouet dans le poteau et les Samoans ont repris le match en main. Désormais, Afa et Sika gèrent le rythme du combat et paralysent ce pauvre Garea dans l’éternelle prise des trapèzes. C’est long et à chaque fois que Garea s’en sort pour faire entrer son partenaire, l’arbitre ne le remarque pas et refuse le tag. Le public s’agace et le fait entendre en envoyant quelques projectiles sur le tapis. Une double collision permet enfin à Garea de faire entrer un Martel chaud bouillant. Celui-ci fait le ménage devant une foule chauffée à blanc. Et en stéréo, Martel et Garea y vont avec une double planchette japonaise, suivie d’un double saut chassé ! Une double projection se prépare mais Garea se mange l’un des Samoans en pleine face. Groggy, l’autre est enroulé en Sunset Flip par Martel, pendant que le premier se couchait sur Tony pour faire le tombé. L’arbitre compte trois mais qui a gagné ?! S’installe alors une petite confusion, on ne sait pas qui a gagné, mais ce sont les mots de Gary Cappetta au micro qui viendront trancher : les gagnants… et nouveaux Champions Tag Team, Tony Garea et Rick Martel ! Le Spectrum explose de joie et quelle incroyable séquence qui conclut ce programme sur une note plus que positive.
– Tout fraîchement couronnés, Rick Martel et Tony Garea rejoignent les commentateurs en dehors du ring et ont bien du mal à cacher leur joie. Ils ont dit qu’ils y parviendraient et ils y sont parvenus ! Les Samoans ne sont plus, nous terminerons sans doute 1980 avec nos nouveaux Champions Tag Team, Tony Garea et Rick Martel ! À moins que…
Ainsi s’achève ce programme produit et réalisé par la WWF et qui eut lieu au Spectrum de Philadelphie en ce mois de novembre 1980. Sgt. Slaughter fait ses débuts, Bruno Sammartino croise le fer avec Ken Patera, Bob Backlund défends son titre contre Larry Zbyszko et plus encore !
– L’un des faits marquants de ce programme, c’est la présence d’un Bruno Sammartino qui n’a rien perdu de sa superbe – ni de sa popularité. Ce soir opposé à l’actuel détenteur de la ceinture de Champion Intercontinental en la personne de Ken Patera, Sammartino a été bousculé et a même terminé la soirée plié de douleur. Malgré un faible lot de consolation – en l’état d’une victoire par disqualification – l’italien est bien reparti en direction des vestiaires la tête baissée. L’ancien Champion du monde poids-lourds a décidément connu de meilleures soirées.
– Les vieilles légendes étaient de la partie mais de nouvelles têtes émergent aussi lors de ce programme. C’est notamment le cas Sgt. Slaughter qui signe – en ce mois de novembre 1980 – sa toute première apparition au Spectrum de Philadelphie. Fort d’une solide expérience et d’une réputation de dur à cuire glanée sur les rings de la AWA, Slaughter s’est imposé d’une façon plutôt marquante, démolissant son défi du soir et l’endormant avec son Cobra Clutch, sa terrible prise de soumission. Slaughter pourra certainement se positionner en tant que challenger sérieux au titre de Champion du monde poids-lourds, mais c’est lors de ces sessions de Cobra Clutch Challenge que le sergent fera assoir son autorité.
– Comme souvent, ces programmes étaient l’occasion pour que le Champion du monde poids-lourds remette son titre en jeu contre le challenger du moment. Dans ce rôle, Larry Zbyszko aura été très convaincant – quoi qu’un peu trop bousculé en début de rencontre. Ce combat – qui comprenait Tony Atlas en tant qu’arbitre invité spécial – a été spectaculaire à bien des égards mais manquait de cette étincelle, ce petit quelque chose qui fait les grandes rencontres. Si Bob Backlund a conservé son titre par disqualification, il y a fort à parier que Larry Zbyszko ait des comptes à rendre à Tony Atlas, vicieusement agressé en plein exercice de ses fonctions.
– Victorieux au terme d’un tournoi disputé, les Wild Samoans ont regagné les titres de Champions Tag Team vacants à la suite de l’abandon des ceintures par Bob Backlund et Pedro Morales. Ils n’ont toutefois pas tenu longtemps et se sont écroulés face à ce duo de choc composé de Tony Garea et de Rick Martel. Même si le combat est loin d’être exempt de défauts, cette incroyable réaction du public de Philadelphie est mémorable et ce changement de titre offre du sang neuf à une division Tag Team qui en avait bien besoin. À peine sacrés, Garea et Martel feraient cependant mieux de couvrir leurs arrières, car ce sacré Lou Albano et ses Moondogs rôdent déjà tout près.
Nathan Maingneur