WORLD WRESTLING FEDERATION – SPECTRUM #05

WORLD WRESTLING FEDERATION

PHILADELPHIA SPECTRUM #05

13/12/1980

Philadelphia Spectrum

Philadelphia Spectrum

On braque souvent les projecteurs sur le Madison Square Garden de New York City, considéré (et à juste titre) comme la Mecque du catch nord-américain. Toutefois, d’autres arènes en Amérique du Nord portent le même prestige et ont accueilli nombre d’affrontements mythiques. C’est le cas du Sportatorium de Dallas, mais aussi du Boston Garden ou encore du Spectrum de Philadelphie en Pennsylvanie.

– L’enregistrement étant malheureusement incomplet, nous ne verrons pas le match d’ouverture qui opposait « The Unpredictable » Johnny Rodz à Rick Stallone – sans lien de parenté avec le célèbre interprète de Rocky.

Quelques jours plus tôt, Led Zeppelin officialisait sa séparation, trois mois à peine après la mort de son batteur John Bonham, tragiquement décédé à l’âge de 32 ans. Le groupe annonça dans un communiqué laconique : « Nous tenons à faire savoir que la perte de notre cher ami et le profond sens de l’harmonie indivisible que nous ressentons nous-même – ainsi que notre manager – nous ont conduits à décider que nous ne pouvions plus continuer comme nous étions ». Ainsi s’éteint le monument Led Zeppelin, qui a changé la face du heavy rock – et de la musique en générale – pour toujours.

Led Zeppelin

Led Zeppelin


MATCH 1 : THE MOONDOGS VS « QUICKDRAW » RICK MCGRAW & STEVE KING (14:12)

VAINQUEURS : THE MOONDOGS

PRISE DE FINITION : SPLASH

INDICATEUR : ** ½


On lance les hostilités avec un match à quatre et déjà, des tensions se font ressentir. Dans l’un des coins, nous retrouvons l’énergique « Quickdraw » Ricky McGraw, compétiteur extrêmement apprécié auprès des foules de la région de Pennsylvanie et de New York. À ses côtés, l’une des figures les plus récurrentes des émissions télé hebdomadaires en la personne de Steve King notre Saint-Patron des jobbers. Contre eux se dresse la nouvelle trouvaille de l’infâme « Capitaine » Lou Albano. Ébouriffés et vêtus de haillons ils mâchouillent leurs os à mœlle dégoulinants. Ce sont les Moondogs, qui répondent au nom de Rex et de King.

King commence face à… King et essuie les plâtres face au Moondog. Agressifs, les chiens-chiens d’Albano ne font qu’une bouchée (de pâtée) de ce pauvre garçon, l’étranglant entre les cordes en utilisant la cordelette du coin. Rex le hisse à bout de bras et le laisser retomber gorge la première sur la troisième corde. Et lorsqu’entre enfin McGraw, une déferlante de coups de poing et de sauts chassés s’abattent sur les Moondogs. Ils tiennent bon et brutalisent ce pauvre Ricky, qui ne sera pas épargné par leur bestialité. Celui-ci est maltraité et repasse le relais à King, qui ne fera toutefois pas grand-chose pour arranger la situation. Étranglé et littéralement ligoté à l’aide de la cordelette, King est longtemps retenu dans le mauvais coin, écrasé tête première dans l’armature métallique du turnbuckle à plusieurs reprises. Il peut cependant compter sur la hargne de son partenaire, qui essaie de s’interposer autant que possible. Néanmoins, cela ne sera pas suffisant. King succombe en effet à un Powerslam de Rex, suivi par un énorme Splash de King qui permet aux Moondogs de décrocher une première victoire convaincante.


MATCH 2 : SGT. SLAUGHTER VS DOMINIC DENUCCI (09:17)

VAINQUEUR : SGT. SLAUGHTER

PRISE DE FINITION : DESCENTE DU GENOU

INDICATEUR : ** ½


Grande gueule et chapeau d’instructeur militaire vissé sur la tête, le Sgt. Slaughter semble être tout droit sorti de Full Metal Jacket, le chef d’œuvre de Stanley Kubrick. Moins d’un moins après ses débuts au Spectrum et une solide victoire contre Angel Maravilla, le sergent est ce soir de la partie et se mesure à un vétéran des rings en la personne de Dominic DeNucci, briscard aguerri d’origine italienne qui est devenu le mentor de nombre de ses contemporains.

Sgt. Slaughter

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Slaughter commence fort avec de gros coups d’avant-bras mais Dominic rétorque avec une série de coups de poing incisifs envoyés dans le nez du sergent. Et n’en déplaise à Slaughter, Dominic est un sacré bagarreur et même s’il n’est plus dans la fleur de l’âge, l’italien sait encore se battre. Slaughter s’impose toutefois avec une clé de bras et mets DeNucci à l’amende. Mais celui-ci ne se laisse pas démonter et revient avec de gros coups de genou dans les lombaires du sergent. Il lui décolle ensuite la mâchoire avec des uppercuts du tonnerre et à ce moment là, Dominic semble avoir retrouvé sa hargne d’antan. Un moment d’inattention permet néanmoins au sergent de contrer une charge de l’italien en levant ses genoux, dans lesquels s’encastre DeNucci de plein fouet. Slaughter en profite et enchaîne avec une descente du genou qui lui permet de l’emporter au compte de trois. 


MATCH 3 : « M. USA » TONY ATLAS VS LARRY ZBYSZKO (11:14)

VAINQUEUR : AUCUN

PRISE DE FINITION : DOUBLE DISQUALIFICATION

INDICATEUR : ***


C’est l’un de nos deux main-events. Agressé en plein exercice de ses fonctions d’arbitre par Larry Zbyszko lors d’un combat qui l’opposait au Champion du monde Bob Backlund, Tony Atlas a terminé la soirée avec un gros mal de tête et l’envie furieuse de se venger. Il n’aura pas eu à attendre longtemps, le face à face entre les deux hommes ayant été officialisée le soir même. On a même droit aux entrées, d’abord celle de Tony Atlas, rendue saisissante par un plan caméra rapproché le suivant de dos, Atlas étant reçu par la foule comme un demi-dieu. Puis vient celle de Zbyszko, lourdement conspué et sifflé par le public de Philadelphie, au point que plusieurs spectateurs lui adressent des doigts d’honneur.

Larry Zbyszko & Managers

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Fuyant au possible, Zbyszko s’évertue à ne surtout pas engager le combat face à un Tony Atlas qui bouillonne. Une tactique déloyale copieusement sifflée par la foule qui n’attends plus qu’une chose : qu’Atlas lui botte les fesses. Et lorsqu’on croit que ça y est, Larry s’est enfin résigné à combattre, c’est pour mieux repartir en dehors du ring sous les quolibets du public. Et lorsque finalement Tony réussit à choper Zbyszko par les cheveux, c’est pour le marteler de coups de poing sous un tonnerre d’acclamations. Et encore plus lorsqu’Atlas le soulève à bout de bras pour son Military Press Slam. Larry retombera néanmoins sur ses pieds mais un coup de tête le fera chuter en contrebas. Là, Zbyszko lui attrape les jambes, le tracte en dehors et l’envoie tête première dans la table des commentateurs. Zbyszko dénude alors une des protections du coins et lui éclate le crâne contre le tendeur métallique. Erreur, Atlas ne ressent rien et se déchaîne sur son adversaire. L’action se disperse alors au plus près des spectateurs et Larry lui envoie une chaise pliante sur la tête. De retour entre les cordes, les deux hommes sont ingérables et monsieur Dick Woehrle a bien du mal à faire régner l’ordre. Bousculé à plusieurs reprises, l’arbitre est envoyé au tapis par Zbyszko et fera sonner la cloche pour disqualifier les deux lutteurs. Le résultat est sifflé par la foule mais Atlas s’empare du micro et exige immédiatement une revanche !


MATCH 4 : WWF TAG TEAM TITLES 2 OUT OF 3 FALLS MATCH : TONY GAREA & RICK MARTEL © VS THE WILD SAMOANS (13:34)

VAINQUEURS : TONY GAREA & RICK MARTEL (2-0)

PRISE DE FINITION : COLLISION ENTRE LES SAMOANS

INDICATEUR : *** ¼


Nous avons récemment été témoins d’une incroyable scène de liesse populaire. Dans cette même arène, Tony Garea et Rick Martel ont surpris tout le monde en remportant les titres de Champions Tag Team face aux Wild Samoans – alors que personne n’y croyait. Aujourd’hui, nos Champions sont de la partie et ont la lourde tâche de défendre ces ceintures face à leurs anciens titulaires qui ont exercé leur droit légitime de revanche. Afa et Sika se tiennent déjà sur le ring et entendent bien récupérer les titres, ce qui garantirait un énième règne à leur manager en la personne de l’ignoble « Capitaine » Lou Albano.

Tony Garea & Rick Martel

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Dès le son de la cloche, les Samoans se jettent sur les Champions et les mettent en difficulté. Martel se mange une double Clotheline et subit un double Bodyslam. Les Samoans s’acharnent sur le québécois et l’arbitre n’a alors d’autre choix que de les disqualifier – le combat n’ayant commencé que depuis 30 secondes seulement ! (1-0). Sauf que le mal est fait et la situation pourrait parfaitement tourner à l’avantage des Samoans. Garea aura ensuite fort affaire avec les challengers qui font ce soir preuve d’une agressivité redoublée. Et dans ce registre, les Champions ne sont pas en reste et sont aussi venus pour se bagarrer. Martel et Garea se concentrent ainsi sur son genou de Sika de longues minutes durant. Dominés, les Samoans reprennent toutefois la main grâce à des tactiques douteuses. Ils couchent Tony avec un gros surpassement et enchaînent avec un rude Bodyslam. Martel tente par tous les moyens d’aider son partenaire retenu dans le mauvais coin et le ciel s’assombrit pour les Champions. Il reste encore deux points à marquer mais Tony revient à la force des tripes et passe le hot tag à un Rick Martel chaud bouillant. Sur une tentative de tombé, l’arbitre compte malencontreusement trois et la cloche sonne alors timidement – sans pour autant que le combat soit terminé. Une fois passé ce cafouillage, le québécois se retire d’une charge d’Afa qui fonce contre son partenaire. Martel profites du choc et le recouvre pour un compte de trois cette fois-ci bien décisif ! À deux manches contre aucune, Tony Garea et Rick Martel conservent leurs titres au terme d’une rencontre bien meilleure que la précédente – et sans prise des trapèzes !


– Au sortir de leur victoire, Tony Garea et Rick Martel sont de passage du côté de la table des commentateurs et répondent à quelques questions. Tony revient sur la disqualification des Samoans en début de rencontre, alors que Dick Graham interroge Martel quant à ce compte de trois un peu maladroit. Kal Rudman n’a qu’une hâte : de les voir défendre leurs titres sur le ring du Madison Square Garden.

On nous diffuse ensuite une courte page publicitaire consacrée à l’année 1980 pour les sports à Philadelphie. Que ce soit au Spectrum ou au Veterans Stadium, les différentes équipes ont rayonné et le temps fort de cette année est le triomphe des Philadelphia Phillies qui ont décroché leur première série mondiale en baseball. En hockey sur glace, les Flyers ont signé une très belle saison, de même que les 76ers du côté de la NBA. Sur les terrains de football, les Eagles ne sont pas en reste et ont remporté 11 matches sur 12. 


MATCH 5 : INTERCONTINENTAL TITLE MATCH : PEDRO MORALES © VS « BIG CAT » ERNIE LADD (09:44)

VAINQUEUR : PEDRO MORALES PAR DQ

PRISE DE FINITION : ÉTRANGLEMENT DANS LES CORDES

INDICATEUR : ** ¾


Originaire de Rayville en Louisiane, Ernest L. Ladd a d’abord commencé sa carrière sur les terrains de football de l’American Football League (AFL). Lorsque des problèmes de genoux sont venus compromettre sa carrière sportive, Ladd s’est lancé dans le catch à plein temps en 1969. Il est rapidement devenu l’un des heels les plus détestés du circuit nord-américain et un des premiers noirs à incarner le rôle d’un sale type. Ce soir de retour à la WWF au Spectrum de Philadelphie, Ladd a l’occasion de se mesurer à l’actuel Champion Intercontinental en la personne de Pedro Morales, qui a récemment vaincu Ken Patera au Madison Square Garden. Sa ceinture est donc remise en jeu et Ladd pourrait créer la surprise.

Ernie Ladd

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Fidèle à lui-même et à ses sales tactiques, Ladd accuse Morales de lui tirer les cheveux, un mensonge éhonté que Pedro dément auprès de l’arbitre. Le challenger s’impose avec une série de frappes dans l’abdomen et enchaîne avec une prise de l’ours. Toutefois, Morales est un bagarreur dans l’âme et rétorque à son tour avec de gros coups de poing. Pedro chute toutefois à l’extérieur du ring à la suite d’un atémi et mettra quelques minutes à s’en remettre. L’action se poursuit en contrebas et Ernie Ladd envoie même Morales sur les pieds des premiers rangs en le faisant passer par-dessus la barrière de sécurité. Le Champion dérouille mais il contre un Big Boot de son challenger et amorce son comeback. Il lui décroche alors la mâchoire avec des gauches du tonnerre et l’envoie à son tour en dehors du ring. Sur le bord du ring, Ladd se fera cependant disqualifier en étranglant Morales dans les cordes. Ils n’en ont pas terminé pour autant et – après avoir été envoyé dans les chaises rembourrées – Ladd se coince la tête dans une des chaises et Pedro lui envoie une gauche tonitruante. Morales conserve donc son titre au terme d’une défense mouvementée. Au micro des commentateurs, Pedro se fiche d’avoir perdu son sang froid et propose à Ladd de remettre le couvert. 


– Gary Michael Cappetta nous annonce ensuite la carte du prochain programme qui aura lieu au Spectrum de Philadelphie en date du 10 janvier 1981. Jim Duggan fera ses débuts contre Dave Savage. Hector Serrano fera face à S.D Jones qui signe son retour en début d’année 1981. Le « Pretty Boy » Larry Sharpe affrontera Rick Stallone. « Bulldog » Brower signera également son retour et fera face à Pat Patterson. Les Moondogs seront également de la partie contre Tony Garea et Rick Martel dans un Australian Tag Team Match. Une revanche est d’ores et déjà prévue entre Tony Atlas et Larry Zbyszko. Et dans notre main-event, Bob Backlund défendra son titre de Champion du monde contre le Sgt. Slaughter.


MATCH 6 : BRUNO SAMMARTINO VS KEN PATERA (07:51)

VAINQUEUR : BRUNO SAMMARTINO

PRISE DE FINITION : DÉCISION DE L’ARBITRE

INDICATEUR : ** ¼


Place au dernier combat – et non des moindres. Récemment terrassé par Pedro Morales et dépossédé de son titre de Champion Intercontinental, Ken Patera a ce soir l’occasion d’au moins régler ses comptes avec l’un de ses anciens rivaux, contre qui il a avait par ailleurs défendu son titre à plusieurs reprises tout au long de l’année 1980. La présence exceptionnelle d’une caméra dans les vestiaires nous permet d’assister à l’entrée de Bruno Sammartino. Ancien Champion du monde poids-lourds pendant près de 11 ans, Sammartino est à l’orée de sa grande carrière mais n’en reste pas moins l’un des compétiteurs les plus populaires du circuit. 

Bruno Sammartino

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Alors que Sammartino passait entre les cordes, il est agressé par Patera qui n’a même pas retiré son pantalon. Son piège tendu à Bruno se retourne toutefois contre lui puisque Sammartino est un bagarreur et rétorque avec une salve de coups de poing et de pied qui mettent Patera en déroute. Et alors que celui-ci avait glissé une chaise sur le ring, Bruno s’en empare et lui éclate sur la tête, un geste illégal qui ne sera pas réprimandé, sans doute au vu de ce début de match plus qu’houleux. Patera reprend néanmoins le dessus avec de grosses descentes du coude qui sonnent l’italien. Ce dernier se sort d’une Front Facelock en fonçant dans les coins tel un bélier voulant enfoncer une porte. Bruno contre une tentative de Full Nelson et s’y essaie à son tour mais Patera se réfugie dans les cordes. Une chute en dehors du ring semble avoir blessé Patera au genou et celui-ci remonte sur le ring en boitant. Sympathique mais pas naïf, Sammartino se focalise sur ce genou et ne fait alors preuve d’aucune compassion envers Patera. Incapable de tenir debout, ce dernier est désormais à la merci de l’ancien Champion du monde. Finalement – et malgré plusieurs refus de sa part – l’arbitre Dick Woehrle décide de stopper le combat, octroyant une victoire par KO à Bruno Sammartino.


– Chancelant mais toujours combatif, Patera s’empare du micro et exige que Sammartino revienne se battre. Au micro des commentateurs, l’arbitre Dick Woehrle justifie sa décision en défendant que Ken Patera ne tenait plus debout. Woehrle ne tarit pas d’éloges à son égard mais admet que Sammartino a été plus fort que lui. Et ce aurait pu en rester au simple commentaire d’après-match se transforme en une interview de monsieur Dick Woehrle, un petit bijou d’archive qui nous permet d’en savoir plus au sujet de cet arbitre légendaire.


On termine l’année en beauté avec l’une des meilleures – si ce n’est la meilleure – affiche de la World Wrestling Federation au Spectrum de Philadelphie. Tony Garea et Rick Martel confirment contre les Samoans, Pedro Morales défends sa ceinture de Champion Intercontinental face au « Big Cat » Ernie Ladd et plus encore.

– Près d’un mois après avoir remporté les ceintures de Champions Tag Team à la surprise générale, Tony Garea et Rick Martel ont ce soir eu l’occasion de transformer l’essai et de confirmer face aux Samoans. Et au terme d’une rencontre bien plus disputée et dynamique que la précédente, les nouveaux Champions ont assuré en battant Afa et Sika à plate couture – à deux manches contre zéro. Toutefois, Tony Garea et Rick Martel sont loin d’être tranquilles car les Moondogs rôdent d’ores et déjà. Également managés par ce diable de « Capitaine » Lou Albano, Rex et King ont leurs canines acérées et feront forcément de l’ombre aux Champions.

– Ce programme marquait la présence de notre nouveau Champion Intercontinental, en la personne de Pedro Morales. Victorieux contre Ken Patera sur le ring du Madison Square Garden, Morales est donc le troisième titulaire de cette ceinture et aura l’un des règnes les plus longs de l’histoire de ce titre, près de 2 ans cumulés avec la ceinture autour des hanches. Et si le portoricain conservait ce soir son or face à Ernie Ladd, on ne peut pas en dire de même pour l’ancien Champion. Dépossédé de sa ceinture Ken Patera se mesurait une nouvelle fois à Bruno Sammartino et s’est fait botter les fesses. Si le légendaire italien n’est plus dans la fleur de l’âge, il a toutefois mis un point d’honneur à quitter le Spectrum la tête haute, ce qui ne fut pas le cas de Patera, à qui on souhaite néanmoins un bonne année 1981 !

– Agressé en plein exercice de ses fonctions d’arbitre par Larry Zbyszko lors d’un combat qui l’opposait à Bob Backlund, Tony Atlas allait forcément vouloir se venger. La rencontre fut officialisée le soir même et eut donc lieu lors de ce programme. Face à un Larry Zbyszko fuyant, Atlas est monté en pression, emmenant avec lui un public chaud bouillant, désireux de voir l’ancienne némésis de Bruno Sammartino se faire corriger une fois de plus. Malheureusement, le verdict sera loin d’être décisif. Inséparables, Atlas et Zbyszko ont chacun bousculé monsieur l’arbitre, qui n’eut alors d’autre option que de faire sonner la cloche, les disqualifiant tous les deux. Une revanche sera sûrement à l’ordre du jour – et peut-être en cage afin que Larry cesse de se défiler ?!

Nathan Maingneur

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