WORLD WRESTLING FEDERATION – SPECTRUM #07

WORLD WRESTLING FEDERATION

PHILADELPHIA SPECTRUM #07

18/04/1981

Philadelphia Spectrum

Philadelphia Spectrum

On braque souvent les projecteurs sur le Madison Square Garden de New York City, considéré (et à juste titre) comme la Mecque du catch nord-américain. Toutefois, d’autres arènes en Amérique du Nord portent le même prestige et ont accueilli nombre d’affrontements mythiques. C’est le cas du Sportatorium de Dallas, mais aussi du Boston Garden ou encore du Spectrum de Philadelphie en Pennsylvanie.

L’enregistrement étant incomplet, nous ne verrons pas les matchs suivants : Larry Sharpe a battu Tony Altimore, Dominic DeNucci a tiré son épingle du jeu contre le Baron Scicluna et « The Unpredictable » Johnny Rodz a vaincu Frank Savage. Nous manquerons également le combat féminin que nous attendions tant entre Leilani Kai & The Fabulous Moolah et Jill Fontaine & Suzette Ferrara.

1981 marque la naissance de nombreux groupes de heavy metal. Parmi les plus célèbres : Metallica, Anthrax, Mötley Crüe, Slayer, Queensrÿche ou encore Sodom. Moins reconnu, on peut également citer la formation du groupe Mercyful Fate, fondé à Copenhague par King Diamond et le guitariste Hank Sherman en ce printemps 81. Avec des riffs oppressants, une voix gutturale et des textes liés au satanisme et à l’occultisme, le groupe danois sera l’un des pionniers de la première vague du black metal au milieu des années 1980 et influencera la plupart des groupes scandinaves des années 1990.

Mercyful Fate

Mercyful Fate


MATCH 1 : SGT. SLAUGHTER & MOONDOG REX VS ANDRÉ LE GÉANT & TONY GAREA

VAINQUEURS : ANDRÉ LE GÉANT & TONY GAREA PAR DQ (13:51)

PRISE DE FINITION : PRISE INTERDITE

INDICATEUR : ** ½


Le premier tandem de ce match à quatre rejoint le ring sous les sifflets de la foule alors que le légendaire Dave Zinkoff se charge des présentations au micro. Une paire pour le moins fantasque, composée de Moondog Rex et du Sgt. Slaughter s’allient ce soir à titre exceptionnel. Presque aussi exceptionnel que leur opposition, qui réalise son entrée sous un tonnerre d’applaudissements. Un duo sur-mesure, dans lequel nous retrouverons Tony Garea en compagnie de nul autre… qu’André le Géant, un partenaire de taille !

Récemment battu à plate couture par André sur le ring du Madison Square Garden, le Sgt. Slaughter est plus que réticent à engager le combat et envoie Rex au charbon. Ce dernier commence donc face à Garea mais très vite, André viendra faire la différence. Et lorsque Rex souhaitera désespérément passer le relais au sergent, très peu pour lui, Slaughter se contentera de lui prodiguer quelques conseils. Mais lorsqu’il se retrouve enfin confronté au géant, le sergent déchante rapidement. Face à Garea, Rex et Slaughter parviennent à reprendre le dessus et à l’isoler de son gigantesque partenaire. Les heels trichent allègrement et jouent avec les nerfs du géant et de l’arbitre, trop occupé à empêcher les interventions d’André pour faire régner l’ordre. Et malgré les brimades de monsieur Woehrle, Slaughter et Moondog Rex n’ont font qu’à leur tête et cassent Tony en deux avec un double brise-dos. C’est la goutte d’eau pour Dick Woehrle qui fait sonner la cloche, disqualifiant Rex et le sergent. André se jette alors sur Slaughter et lui assène une souplesse arrière gargantuesque ! Dégagé en dehors du ring, Slaughter balance un siège dont André s’empare d’une main ! Le combat se termine donc sur une disqualification, une décision de booking pour le moins regrettable puisqu’on attendait impatiemment le hot tag d’André.


MATCH 2 : YOSHIAKI YATSU VS THE HANGMAN (20:00)

VAINQUEUR : AUCUN

PRISE DE FINITION : LIMITE DE TEMPS RÉGLEMENTAIRE

INDICATEUR : * ½


On poursuit directement avec notre premier match en solo. Sur le ring, nous retrouvons le Hangman, membre de l’écurie de « Classy » Freddie Blassie, toujours affublé de son nœud coulant dont il se sert pour étouffer ses adversaires. Détesté par la foule, The Hangman se mesurait ce soir à Yoshiaki Yatsu, lutteur d’origine japonaise qui catche depuis peu sur ce territoire.

Profitant de l’avantage psychologique, Yatsu remporte les premiers échanges, au dam d’un Hangman qui ne réussit pas à prendre son match en main. Excès de confiance – mais aussi de bêtise – le Hangman lui tourne le dos et termine en dehors du ring à la suite d’un saut chassé. Un test de force lui sert ensuite de prétexte pour reprendre le dessus avec un Side Headlock, agrémenté de sales coups de poing. Le rythme du combat est un peu poussif, les séquences sont brouillon et l’action ne semble pas intéresser la foule plus que ça. Une longue, interminable phase au sol voit Yatsu s’accrocher à la jambe de son adversaire comme s’il voulait repartir avec. Le Hangman revient rapidement sur ses pieds et tranche Yatsu en deux avec un brise-dos, étendu en prise de soumission. Mais le japonais revient à la charge et reprends le travail sur ce genou. Le Hangman essaie de lui appliquer une élongation du bras mais Yatsu ne lâche pas cette jambe, l’éclatant même contre le poteau du ring à plusieurs reprises. Il lui en coûtera toutefois puisqu’il sera interrompu par le son de la cloche, signe que la limite de temps réglementaire est dépassée. Ce sera donc un match nul et même si le japonais a démontré de belles qualités techniques, ce n’est pas comme ça qu’on remporte un match de catch !


MATCH 3 : WORLD WRESTLING FEDERATION TITLE MATCH : BOB BACKLUND W/ARNOLD SKAALAND VS KILLER KHAN (16:09)

VAINQUEUR : BOB BACKLUND

PRISE DE FINITION : O’CONNOR ROLL

INDICATEUR : *** ¼


C’est déjà l’heure de notre main-event. Le challenger se tient d’ores et déjà sur le ring et n’est autre que Killer Khan. Originaire de Tsubame dans la province de Niigata au Japon, Khan est l’un des nombreux protégés de « Classy » Freddie Blassie et est l’un des compétiteurs les plus craints de la promotion. Le Champion du monde en titre, en la personne de Bob Backlund rejoint les abords du ring sous les acclamations de la foule. Encore et toujours accompagné par « The Golden Boy » Arnold Skaaland, Backlund remet ce soir son titre en jeu contre un antagoniste pour le moins farouche.

Bob Backlund

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Techniquement imprenable, Backlund frustre le challenger qui commence déjà à perdre son sang froid. Khan prends toutefois le dessus avec un sale coup de genou dans l’abdomen et étrangle maintenant le Champion. En difficulté, Backlund subit le catch incisif du japonais, son torse commençant à rougir à cause des nombreux atémis portés par Khan. Backlund revient avec une Back Suplex et s’en prend cette fois-ci aux jambes de Khan. Il enchaîne avec une sorte d’élongation de l’entre-jambes, lui faisant presque faire un grand écart. Khan hurle à la mort et se débat comme un beau diable. Envoyé en dehors du ring, Backlund atterrit durement sur le sol en béton du Spectrum et accuse le coup. Ramené à la dure, le Champion subit la descente du genou fétiche de Khan mais se dégage au compte de deux. Backlund manque de le surprendre avec un Sunset Flip mais Khan s’en dégage à son tour et lui porte une Vertical Suplex. Et alors que Khan partait pour une seconde souplesse, Backlund retombe sur ses pieds et l’enroule avec un O’Connor Roll maintenu en ponté qui fera l’affaire pour le compte de trois. Bob Backlund conserve donc son titre au terme d’un match très correct.


– Au sortir de sa victoire, Bob Backlund est récupéré par Dick Graham & Kal Rudman pour une petite interview d’après-match aux abords du ring. Rien à signaler, Backlund reste dans son personnage de babyface typique.


MATCH 4 : PAT PATTERSON VS. SGT. SLAUGHTER (15:00)

VAINQUEUR : PAT PATTERSON PAR DQ

PRISE DE FINITION : AGRESSION DE L’ARBITRE

INDICATEUR : **** ¼


Brûlant d’impatience à l’idée de se venger de cette violente agression qui eut lieu à la télévision, Pat Patterson eut d’abord l’opportunité d’affronter son bourreau sur le ring du Madison Square Garden. Malheureusement pour lui, ce combat s’était soldé par une disqualification mais Patterson obtint son droit de revanche, ce soir au Spectrum de Philadelphie. Chaud comme la braise, le québécois attends son adversaire de pied ferme, et ce dernier rejoint alors les abords du ring sous une véritable broncha, alors que de nombreuses banderoles et pancartes sont érigées à son insu.

Sgt. Slaughter vs. Pat Patterson

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Fuyant et réticent à l’idée d’engager le combat, Slaughter construit en fait la tension qui permettra au public d’entrer en éruption lorsque Patterson lui botter les fesses. Et c’est exactement ce qui se produit lorsqu’enfin, après quelques sorties en dehors du ring, Patterson lui envoie les premiers coups de poing dans la mâchoire. Entremêlé dans les cordes, le sergent est désormais à sa merci et la foule est conquise. Furibond, Patterson fait valdinguer Slaughter d’un coin du ring à l’autre et lui éclate l’entre-jambes contre le poteau. Il l’envoie ensuite tête première contre l’arrête de ce poteau en acier mais le sang ne coule pas – pour le moment. Dans le dos de l’arbitre, le sergent traficote sa coudière et y glisse un objet illégal. Et ni une ni deux, Slaughter l’utilise pour mettre Patterson KO. Cette fois-ci, le sergent prend les rennes du match en main et éclate violemment le crâne du québécois contre l’un des moniteurs des commentateurs. De retour entre les cordes, Slaughter réussit à lui appliquer son redoutable Cobra Clutch. En difficulté, Patterson lutte tant bien que mal mais refusant à tout prix d’abandonner et de se laisser endormir. La prise est finalement cassée par l’arbitre après que Patterson se soit reculé contre les cordes. Slaughter décide alors de prendre de la hauteur et grimpe sur la troisième corde. Le sergent s’élance mais le québécois se retire in-extremis et voit Slaughter s’éclater le genou. Patterson saute sur l’occasion et applique une prise en quatre au sergent ! Souffrant le martyr, celui-ci se tortille dans tous les sens. Désespéré, Slaughter choisit de s’en prendre physiquement à monsieur l’arbitre qui fera sonner la cloche pour le disqualifier. Mais Patterson refuse de lâcher la prise, alors que le sergent s’arrache les cheveux de douleur. Pat Patterson doit encore une fois se contenter d’une victoire par disqualification, peut-être bien qu’un ultime affrontement sera nécessaire afin de les départager une bonne fois pour toutes.


– Accueilli par les commentateurs en dehors du ring, Pat Patterson n’est pas du tout rassasié et affirme vouloir mettre le Sgt. Slaughter hors d’état de nuire une bonne fois pour toutes. Et lorsque Kal Rudman suggère qu’un match en cage pourrait être programmé, Patterson lui réponds que ce sera un match dans lequel personne ne pourra les arrêter.

Gary Michael Cappetta annonce la carte du prochain programme qui aura lieu au Spectrum de Philadelphie le 23 mai. Le Baron Scicluna fera face à Chris Canyon, Johnny Rodz affrontera « Quickdraw » Ricky McGraw, et S.D Jones sera de la partie contre Frank Savage. Nous aurons droit à une revanche entre le Hangman et Yoshiaki Yatsu ainsi qu’un combat de lilliputiens qui comprendra Sky Low Low. Killer Khan affrontera Dominic DeNucci. Dans un match à six, Tony Garea et Rick Martel seront rejoints par Pedro Morales, contre le trio composé des Moondogs et du « Capitaine » Lou Albano. Et dans notre main-event, Bob Backlund défendra son titre contre Angelo « King Kong » Mosca.


MATCH 5 : « M. USA » TONY ATLAS VS « THE INCREDIBLE » HULK HOGAN (13:02)

VAINQUEUR : TONY ATLAS

PRISE DE FINITION : PETIT PAQUET

INDICATEUR : **** ½


C’est la revanche de leur premier combat au Madison Square Garden. « M. USA » Tony Atlas croise à nouveau le fer avec « The Incredible » Hulk Hogan dans le cinquième – et déjà – dernier combat de ce programme. Aux commentaires – et alors qu’Hogan grimpait sur le bord du ring pour toiser la foule – Dick Graham mentionne qu’Hogan tournera prochainement dans Rocky III, un rôle qui lui coûtera temporairement sa place à la World Wrestling Federation mais qui le propulsera au rang de vedette planétaire à la AWA, avant d’être récupéré par Vince Jr. pour devenir la figure de proue de sa promotion. Son adversaire ce soir déchaîne toujours autant les passions et affiche un physique d’Apollon.

Hulk Hogan & Tony Atlas

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Le face-à-face est colossal et on commence avec quelques poses plastiques, jusqu’à ce que Hogan cadenasse un Side Headlock sur Atlas. Celui-ci réussit à s’en sortir et applique la même prise à Hogan. Mais à l’inverse de son adversaire, lui ne parvient pas à s’en déloger. Hogan reprends le dessus avec un gros Bodyslam et calme le tempo avec un collier arrière. Atlas revient à la charge et hisse Hogan à bout de bras, difficilement et au bout de l’effort, le fait retomber avec son Military Press Slam ! Quelle incroyable séquence ! Atlas enchaîne avec des coups de boule dans les lombaires d’Hogan et le couche avec une magnifique souplesse arrière. En difficulté, Hogan se sort d’une Bearhug et assène à son tour une Vertical Suplex à son adversaire. Il enchaîne avec une descente de la cuisse et tente le tombé mais Tony se dégage au compte de deux. Porté par l’appui de la foule, Atlas revient en force et sèche Hogan avec un coup de tête porté depuis la corde du milieu. Mais Hogan s’en dégage lui aussi à deux et lorsqu’Atlas le hisse en enfourchement, l’arbitre sera balayé par les jambes d’Hogan et finira au tapis. Profitant d’avoir envoyé Atlas en dehors du ring, Hogan essaye de réveiller l’arbitre mais Tony est déjà de retour sur ses pieds. Il remonte entre les cordes et l’enroule en petit paquet. L’arbitre compte trois, Tony Atlas s’arroge une seconde victoire clean face à Hulk Hogan et la foule est en délire !


– L’enregistrement contient une série d’interviews réalisées en studio. Ainsi, Kal Rudman recevait le « Pretty Boy » Larry Sharpe pour discuter de son parcours en lutte amateur. Dick Graham interviewait ensuite The Fabulous Moolah, alors détentrice du titre de Championne du monde féminine depuis 1956. Et nous terminions avec Pat Patterson, interrogé par Rudman au sujet des risques liés à la pratique du catch.


Agréablement raccourci des matches « de remplissage » ce programme ne contient – presque – que des têtes d’affiche et nous offre par conséquent une carte musclée. Tony Atlas bat à nouveau Hulk Hogan, Pat Patterson se venge face au Sgt. Slaughter, Bob Backlund remet son titre en jeu contre Killer Khan et plus encore !

– Changement de dernière minute : C’était en effet les Moondogs qui auraient du faire face à Tony Garea et André le Géant. Après quelques recherches, Moondog King se serait en effet vu refuser l’entrée sur le territoire américain à la frontière canadienne. La raison de ce refus a longtemps été un mystère. Le principal intéressé a toujours défendu qu’un promoteur rival aurait averti les autorités à propos de son passé criminel, tandis que d’autres sources parlent d’une histoire de drogue. La véritable raison de son absence – qui marquera plus ou moins officiellement la fin de sa carrière – est l’effondrement de sa vie de famille ainsi qu’une série de séjours en prison jusqu’au début des années 1990. King sera d’abord supplanté aux côtés de Rex par des substituts – tels que Stan Hansen ou le Sgt. Slaughter qui catchait donc ce soir à deux reprises – avant d’être définitivement remplacé par Moondog Spot.

– Le règne de Bob Backlund continue sans être nullement inquiété. Champion du monde poids-lourds depuis plus de 3 ans déjà, Backlund est sur une lancée historique et n’est pas prêt d’être arrêté dans sa course. Le Champion multiplie les défenses tout azimuts face à des challengers tels que Sgt. Slaughter, Stan Hansen ou encore Killer Khan, dernier malabar en date à avoir été vaincu par le protégé d’Arnold Skaaland. Toujours aussi apprécié, Bob Backlund demeure une des raisons pour lesquelles on se déplace et on paye pour voir du catch en ce début d’année 1981.

– Après un premier affrontement au Madison Square Garden qui s’était alors soldé par une disqualification, Pat Patterson et le Sgt. Slaughter remettaient ce soir le couvert. Toujours très réticent à l’idée d’engager le combat, Slaughter a bien rebondi et nous a offert un combat d’une violence rare. Si le sang n’a cette fois-ci pas coulé – ils se rattraperont très bientôt – la rencontre fut haletante et fut totalement ce à quoi on s’attendait de la part de ces deux protagonistes. Cependant, nous devrons à nouveau nous contenter d’une frustrante disqualification, qui contribue néanmoins à pousser les choses encore plus loin. L’histoire est donc loin d’être terminée entre les deux hommes qui se déchireront encore une fois dans un Street Fight, ainsi que dans un Alley Fight passé à la postérité.

– Qu’est-ce qu’on a donné à manger à Tony Atlas ?! Vainqueur d’Hulk Hogan à non pas une, mais désormais deux reprises, celui qu’on surnomme « M. USA » est sur une lancée tonitruante. Le seul problème, c’est que les Champions actuels sont tous des babyfaces, donc hormis battre l’un des plus gros heels de la promotion en la personne d’Hogan, on ne pourra pas faire grand-chose de plus pour lui. Au-delà de ce superbe combat, sans conteste le meilleur de la soirée et l’un des meilleurs de la carrière des deux lutteurs, nous retiendrons surtout qu’il s’agit ici du dernier match d’Hulk Hogan à la World Wrestling Federation avant son retour triomphant en début d’année 1984. La raison ? Un casting pour le rôle de Thunderlips dans un petit film de pacotille qui ne donnera sans doute rien : Rocky III. 

Nathan Maingneur

Les commentaires sont fermés