WORLD WRESTLING FEDERATION – CAPITAL CENTRE #1

WORLD WRESTLING FEDERATION

CAPITAL CENTRE #1

27/06/1981

Capital Centre

Capital Centre

Entre les années 1970 et 1980, la World Wrestling Federation enregistrait et produisait ses programmes dans plusieurs arènes de la côte Est des États-Unis. Pour les gros événements, nous nous retrouvions le plus souvent au Madison Square Garden de New York City ou au Spectrum de Philadelphie. Et pour les émission télévisées hebdomadaires, cela se passait soit au Fieldhouse d’Hamburg ou au Agricultural Hall d’Allentown, toujours en Pennsylvanie. Nous sommes ce soir au Capital Centre de Landover dans le Maryland, en proche périphérie de Washington D.C.

– Ce soir au programme : « The Magnificent » Muraco défends son titre contre S.D Jones, Bob Backlund remet son titre de Champion du monde en jeu contre Angelo « King Kong » Mosca et un match à six qui s’annonce d’ores et déjà mémorable entre d’un côté : un trio composé des Moondogs et du « Capitaine » Lou Albano et de l’autre : une alliance unique composée de Tony Garea et Rick Martel ainsi que d’André le Géant.

Trois jours plus tard, un concert exceptionnel fit trembler les murs du Capital Centre. Alors en pleine tournée « World Wide Blitz », le groupe de heavy metal britannique Judas Priest reprenait ses plus grands tubes tels que « Breaking the Law », « Victim of Changes » ou encore « Living After Midnight ». En première partie, nous y retrouvions un petit groupe encore pas si connu que ça du nom d’Iron Maiden, alors en pleine promotion de son album Killers. Une sacrée affiche pour laquelle un billet coûtait alors la somme de… neuf dollars.

Judas Priest

Judas Priest


MATCH 1 : « THE UNPREDICTABLE » JOHNNY RODZ VS STEVE KING (10:51)

VAINQUEUR : JOHNNY RODZ

PRISE DE FINITION : SHOULDERBREAKER

INDICATEUR : **


Originaire de Brooklyn dans l’État de New York, celui qu’on surnomme « The Unpredictable » Johnny Rodz est de la partie lors du premier combat de la soirée. Fourbe et imprévisible, Rodz est également l’un des meilleurs éléments de la promotion – à l’instar de José Estrada qui fut longtemps son partenaire en Tag Team. Ce soir, Rodz se mesure au Saint-Patron des jobbers en la personne de Steve King.

Johnny Rodz wrestling

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

On s’échange d’abord un série de Armdrags ainsi que quelques technicités qui font de ce début de rencontre une jolie joute de lutte. Comme on disait à l’ancienne, ils se tirent la bourre et c’est plutôt agréable à regarder. Lassé de ce catch ma foi inoffensif, Johnny enverra les premières frappes et sonne King à coup de poing et de genou. Il enchaîne avec plusieurs coups de pied de mule mais manque de peu de se laisser surprendre par le portoricain qui enchaîne avec un Flying Body Press. Rodz utilise moins les cordes que d’habitude mais ce n’est pas grave. Rodz le plante ensuite avec un Piledriver mais les pieds de King étaient dans les cordes. Le combat dure plus longtemps que ce à quoi je m’attendais mais sans que ce soit déplaisant. King reprends même un temps le dessus en se focalisant sur le genou de Rodz. Ayant repris du poil de la bête, King poursuit avec une série de sauts chassés, mais le dernier sera contré par Rodz qui enchaîne avec un Shoulderbreaker dont King ne se relèvera pas du compte de trois de l’arbitre au terme d’un plutôt bon match d’ouverture.


MATCH 2 : CURT HENNIG VS JACK CARSON (08:01)

VAINQUEUR : CURT HENNIG

PRISE DE FINITION : DESCENTE DU COUDE

INDICATEUR : * ½


Catcheur de seconde génération, le jeune Curt Hennig est le fils de Larry « The Axe » Hennig, un briscard des ring de l’AWA et ancien partenaire de Harley Race en Tag Team. Seulement âgé de 23 ans, ce jeune prodige – dont le prénom est ici écrit « Kurt » – a débuté dans le catch en fin d’année 1980 et a rejoint la World Wrestling Federation en début d’année en décrochant une première victoire contre « The Unpredictable » Johnny Rodz. Ce soir opposé à Jack Carson, Hennig a l’occasion de décrocher une victoire sur le ring du Capital Centre. 

Fin technicien, Hennig s’impose face à un Carson qui commence à s’agacer. Henning fait en effet preuve de solides capacités en lutte gréco-romaine mais Carson sera le premier à envoyer les coups. Hennig reprendra le dessus avec une série de Armdrags transformés en clés de bras. Profitant de son gabarit, Carson joue au heel mais n’est pas franchement convaincant dans cet exercice. Hennig amorce toutefois un comeback qui réveille la foule mais qui ne permet toutefois pas au combat de décoller. Henning l’emportera par la suite grâce à une descente du coude, un finish quand même un peu léger qui clôt un match décevant mais pas à cause de Curt Hennig.


MATCH 3 : WWF INTERCONTINENTAL TITLE MATCH : « THE MAGNIFICENT » DON MURACO © VS S.D « SPECIAL DELIVERY » JONES (11:55)

VAINQUEUR : DON MURACO

PRISE DE FINITION : TOMBÉ AVEC TRICHE

INDICATEUR : ** ¼


Sacré Champion Intercontinental lors d’un récent programme enregistré au Spectrum de Philly, Don Muraco est rapidement devenu l’un des heels les plus détestés du public, en grande majorité à cause de la façon dont il a remporté ce titre – non sans controverse. En atteste les réactions de ces quelques spectateurs des premiers rangs qui n’hésitent pas à lui envoyer des doigts d’honneur et autres noms d’oiseaux. Celui qu’on surnomme « The Magnificent » Muraco remettait sa ceinture en jeu contre S.D Jones, un challenge plutôt intéressant à ce stade de son règne.

Don Muraco

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Fidèle à lui-même, Muraco refuse que son pouce bandé soit inspecté par l’arbitre Freddy Sparta au moment des vérifications d’avant-match. Dansant, Jones est chaud comme la braise, tandis que le Champion se refuse pour l’instant d’engager le combat. Plus agressif, Muraco s’impose avec de sales coups de poing et de genou. S.D reprends le dessus avec un surpassement suivi d’une série de Armdrags. Jones se focalise désormais sur la jambe de Muraco et n’hésites pas à le soulever de terre en s’accrochant à son caleçon. Humilié et dominé, Muraco nous offre un bien piètre début de match. En position de STF, Jones le tient à sa portée et lui applique désormais un Spinning Toe Hold, prise rendue populaire par Terry et Dory Funk Jr. Muraco s’en sort en utilisant son pouce bandé, qui lui permet de couper le souffle de Jones. On ne sait toujours pas ce que le Champion cache réellement dans ce bandage mais le moins qu’on puisse dire c’est que ça fonctionne. Muraco le couche ensuite avec une Vertical Suplex et grimpe sur les cordes mais Jones le fait redescendre fissa. S.D charge alors Muraco dans l’un des coins mais celui-ci lève les genoux et le challenger s’y encastre de plein fouet. Profitant du choc – et s’appuyant sur les cordes avec ses pieds – Don Muraco l’emporte au compte du trois, encore une fois d’une manière plus que discutable.


MATCH 4 : WWF WORLD TITLE MATCH : BOB BACKLUND © W/« THE GOLDEN » BOY ARNOLD SKAALAND VS ANGELO « KING KONG » MOSCA (14:01)

VAINQUEUR : BOB BACKLUND

PRISE DE FINITION : DÉCISION DE L’ARBITRE

INDICATEUR : *** ¾


Pour une fois ce n’est pas le challenger qui entre en piste le premier. Pour cette occasion – et sans qu’on sache trop bien pourquoi – c’est bien notre cher Champion du monde en titre, en la personne de Bob Backlund, qui grimpe sur le ring du Spectrum en premier. Toujours si populaire, l’actuel Champion du monde poids-lourds se mesure ce soir à un challenger de taille qui n’est autre qu’Angelo « King Kong » Mosca. Ce dernier rejoint les abords du ring sous les huées du public mais au moment de passer entre les cordes, Backlund sur jette sur lui tel un animal et le combat peut alors commencer !

Angelo Mosca

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Chaud bouillant, Backlund commence par faire valdinguer Mosca d’un bout à l’autre du ring. Habituellement très dominant, Mosca passe un sale quart d’heure entre les mains du Champion qui lui inflige une correction en bonne et due forme. Celui-ci s’impose techniquement avec une clé de bras. Et au moindre sursaut de son challenger, Backlund resserre son étreinte pour l’empêcher de faire quoi que ce soit. Finalement Mosca réussit à envoyer violemment le Champion contre les cordes, se trachée venant se broyer contre la corde supérieure. La respiration coupée, Backlund est désormais en difficulté et Mosca peut reprendre l’avantage avec de gros coups qui le caractérisent bien. Soutenu par la foule de Landover, Backlund revient à la charge avec un Flying Body Press porté avec l’aide des cordes mais Mosca le ramène rapidement à la réalité avec une descente de la cuisse brutale. Mosca dirige désormais et passe à rien de surprendre un Champion de plus en plus amorphe. Celui-ci a toutefois la lucidité de se retirer d’une charge de Mosca qui percute de plein fouet l’un des poteaux. Ensuite projeté tête première dans ce poteau, Mosca saigne, le front ouvert, alors que Backlund a repris les choses en main – et comment ! L’arbitre vérifie que la plaie du challenger n’est pas trop importante mais – à la suite d’un Reversed Atomic Drop qui projette Mosca contre le coin – l’arbitre choisit de faire sonner la cloche, au motif que Mosca ne peut plus continuer la rencontre. Bob Backlund conserve donc son titre au terme d’un combat disputé qui se termine d’une manière très virile, peut-être un peu punitive pour « King Kong » Mosca.


MATCH 5 : 2 OUT OF 3 FALLS MATCH : THE MOONDOGS & « CPT. » LOU ALBANO VS TONY GAREA, RICK MARTEL & ANDRÉ LE GÉANT (17:37)

VAINQUEURS : TONY GAREA, RICK MARTEL & ANDRÉ LE GÉANT (2-1)

PRISE DE FINITION : SPLASH

INDICATEUR : ***


On poursuit avec une sacrée attraction, en la forme d’un match à six qui se déroulera sous les règles du 2 Out of 3 Falls. Bref rappel des règles :  c’est un combat au meilleur des trois manches dans lequel il faut donc river les épaules de ses adversaires à non pas une, mais deux reprises. En ce qui concerne les forces en présence : Actuels Champions Tag Team, voici Moondog Rex, suivi par son comparse Moondog Spot, qui a remplacé un Moondog King que nous ne verrons plus jamais. Contre eux ce soir, ce sont nos anciens Champions, que sont Tony Garea et Rick Martel accompagnés à titre exceptionnel par la « Huitième Merveille du Monde » en la personne d’André le Géant.

The Moondogs

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved

Les Moondogs rechignent à laisser leurs os à mœlle mais devront s’y résigner tandis que Spot commence face à Martel. Le québécois rencontrera quelques difficultés jusqu’au moment de faire entrer André. Garea prend le relais et – alors que Rex tendait sa main – le « Capitaine » Lou Albano fait mine que son bras est trop court pour ne pas avoir à grimper sur le ring. La situation se gâte pour les Moondogs qui subissent un premier tombé à la suite d’un nettoyage en bonne et due forme, ainsi que d’un Sunset Flip de Martel qui leur permet de marquer le premier point (1-0). Auteurs d’une première manche catastrophique, Rex et Spot se reprennent en faisant preuve de sales tactiques. Et pour la première fois depuis le début de la rencontre, Albano passe entre les cordes, seulement pour distribuer quelques coups de poing dans le dos de Tony. En déroute, Garea accuse le coup et permet aux Moondogs de reprendre la main – non sans quelques tricheries contestées par Martel et André. Finalement, Garea tire son épingle du jeu et passe le hot tag à Martel. Chaud comme la braise, celui-ci  fait le ménage mais faiblit face à la roublardise des Moondogs et subit un double brise-dos qui leur permettra d’égaliser (1-1). La reprise se fera dans le chaos, André ne supportant plus les ingérences du camps adverse. Martel tient bon dans un bel effort face à Spot, marqué par une belle Flying Clotheline, suivi du contre d’une Vertical Suplex. Les choses dégénèrent après qu’André eut mis KO Albano avec un énorme coup de boule. Le géant parachèvera son œuvre avec un Splash gargantuesque sur Spot qui leur permet de l’emporter, au terme d’une rencontre certes classique, néanmoins efficace. Quelle belle image que celle d’un André le Géant tout sourire tenant Tony Garea et Rick Martel dans ses bras !


MATCH 6 : « QUICKDRAW » RICK MCGRAW VS CHRIS CANYON (04:38)

VAINQUEUR : RICK MCGRAW

PRISE DE FINITION : REVERSED BODYSLAM

INDICATEUR : * ¾


Originaire de Charlotte en Caroline du Nord, le jeune « Quickdraw » Rick McGraw est l’un des lutteurs les plus appréciés de ce territoire. Hardi, mais parfois victime de son manque de charisme, McGraw est l’un de ces compétiteurs qui se cognent malheureusement la tête sur le plafond de verre de la promotion. Il se frottait ce soir à un certain Chris Canyon, qui porte une grenouillère mauve et qui prendra plus tard le nom de King Kong Bundy.

Profitant de son gabarit, Canyon repousse d’abord McGraw mais ce dernier est plus agile et lui glisse entre les jambes. De retour sur ses pieds, Ricky le soulève et l’écrase au tapis avec un Bodyslam du tonnerre. Canyon revient en force avec l’un des surpassements les plus moches que j’ai jamais vu. Les séquences sont un peu approximatives mais le combat est étonnement rythmé. On s’échange quelques enfourchements et descentes du genou sans qu’aucun ne prenne réellement l’avantage. Finalement – et alors qu’il partait pour un énième enfourchement – Canyon perds l’équilibre et s’écroule avec Ricky dans ses bras. L’arbitre compte trois, ce qui permet à « Quickdraw » Rick McGraw de l’emporter au terme d’un match un peu décousu.


MATCH 7 : SGT. SLAUGHTER VS MIL MASCARAS (10:13)

VAINQUEUR : MIL MASCARAS

PRISE DE FINITION : TOP ROPE FLYING CROSSBODY

INDICATEUR : **


On conclut ce programme avec une affiche plutôt originale. En guerre avec Pat Patterson, le Sgt. Slaughter se tient ce soir sur le ring du Capital Centre et se prends huées; sifflets et quolibets en tous genres. Slaughter se mesure ce soir à un compétiteur pour le moins atypique. Considéré à l’instar d’El Santo et du Blue Demon comme l’un des Luchadors les plus influents de l’histoire de la Lucha Libre, Mil Mascaras est ce soir de la partie à Landover, vêtu d’un long peignoir noir.

Mil Mascaras & Dos Caras

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated

Dès les premiers échanges, Slaughter semble se rendre compte que ça risque d’être un peu pénible pour lui. Virtuose, Mascaras est réputé pour sa variété de prises – et son absence de selling – et ne laisse pas de répit au sergent. Et lorsque celui-ci lui envoie quelques coups de poing bien sentis, Mascaras réplique aussitôt avec une rafale de mandales. Complètement dominé, Slaughter est une vulgaire poupée de chiffon entre les mains du Luchador, une position humiliante qui contraste totalement avec la nature de ses dernières apparitions. Le sergent reprends momentanément le dessus en le travaillant au corps avec un Gutbuster ainsi qu’un brise-dos mais Mascaras a toujours un saut chassé ou un Armdrag sous le coude. Jouant avec son adversaire, Mascaras déroule son arsenal de prises dans le plus grand des calmes. Résilient – et surtout très malléable – Slaughter ira se relever des Flying Tackle du mexicain, qui lui permettent habituellement de l’emporter lors de ses matches. Mascaras grimpe sur la troisième corde et c’est avec un Flying Cross Body que Mil Mascaras l’emporte, à mon goût bien trop facilement face à un Slaughter qui ressort du Capital Centre humilié par cette déculottée.


Et c’est sur cette déception que nous concluons ce programme en dents de scie mais qui parvient malgré tout à proposer de belles confrontations. Bob Backlund défend son titre face à Angelo « King Kong » Mosca, André le Géant s’associe avec Tony Garea et Rick Martel contre les Moondogs et Lou Albano et plus encore dans ce programme enregistré au Capital Centre de Landover dans le Maryland.

– Ces affrontements trois contre trois étaient déjà une attraction en soi mais ajoutez-y une stipulation en plus – en la forme d’un 2 Out of 3 Falls – et vous obtiendrez une belle dose de divertissement. Ce match à six entre les Moondogs et Lou Albano d’un côté, Tony Garea, Rick Martel et André le Géant de l’autre, a assuré le show et rempli ses fonctions tout en restant plutôt classique. On retiendra surtout cette image d’un André le Géant tout sourire, tenant Martel et Garea dans ses larges bras.

– Bien-sûr que le Sgt. Slaughter n’allait pas battre une vedette internationale de la trempe de Mil Mascaras. En revanche, donner le sergent en pâture à un lutteur qui ne fait même pas partie de ce territoire – et surtout au vu du début d’année exceptionnel du sergent – est une décision regrettable. Malmené et dominé une bonne partie de la rencontre, Slaughter est passé pour un clown. Rappelons qu’il y a une semaine à peine, Slaughter ressortait du Spectrum de Philadelphie avec un image de tueur et sort aujourd’hui du Capital Centre en ayant pris une déculottée humiliante. Dommage.

– C’est un véritable règlement de comptes auquel nous avons assisté ce soir entre Bob Backlund et Angelo « King Kong » Mosca. Au vu de l’entrée en matière, il ne faisait nul doute qu’un vif antagonisme régnait entre les deux hommes, en particulier du Champion, qui nous a montré une facette de catch qu’on ne lui connaissait pas. Beaucoup plus agressif et brutal qu’à l’accoutumée, Backlund est celui qui fit couler le sang. Et même si Mosca a eu son moment de gloire, Backlund l’a emporté d’une manière plus que décisive face à un adversaire ensanglanté et en totale perdition, obligeant l’arbitre de la rencontre à mettre fin à ce pugilat.

Nathan Maingneur

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