WORLD WRESTLING FEDERATION
PHILADELPHIA SPECTRUM #1.2
21/07/1979

Philadelphia Spectrum
On braque souvent les projecteurs sur le Madison Square Garden de New York City, considéré (et à juste titre) comme la Mecque du catch nord-américain. Toutefois, d’autres arènes en Amérique du Nord portent le même prestige et ont accueilli nombre d’affrontements mythiques. C’est le cas du Sportatorium de Dallas, mais aussi du Boston Garden ou encore du Spectrum de Philadelphie en Pennsylvanie. Ce soir, près de 16230 personnes se massaient dans les gradins du Philadelphia Spectrum, un chiffre plus élevé que la moyenne et pour cause, nous avons en effet un programme du tonnerre !
Dick Graham et Vince McMahon Jr. sont nos hôtes et nous présentent le programme de la soirée. Ce soir, Bob Backlund s’associe à « Polish Power » Ivan Putski pour faire face aux Valiant Brothers, nos actuels Champions Tag Team. Une revanche de longue date est également prévue entre Chief Jay Strongbow et sa némésis, Greg « The Hammer » Valentine.
Quelques jours plus tard, le mythique groupe australien AC/DC sortait son « Highway to Hell », un album qui deviendra l’un des plus grands succès de la bande des frères Young – et de la musique en général. Avec des classiques intemporels comme « If You Want Blood (You’ve Got It ) », « Shot Down in Flames », « Touch Too Much » ou encore le mythique « Highway to Hell », ce disque culte sera néanmoins le dernier de Bon Scott. Le légendaire frontman meurt en effet moins d’un an plus tard dans une voiture à Londres à la suite d’une soirée d’ivresse. Rock & Roll !

AC/DC
MATCH 1 : TITO SANTANA VS « THE UNPREDICTABLE » JOHNNY RODZ (09:37)
VAINQUEUR : TITO SANTANA
PRISE DE FINITION : FLYING BODY PRESS
INDICATEUR : * ¾
Originaire de Mission au Texas et d’ascendance mexicaine, Tito Santana a commencé le catch en 1977 après avoir été entraîné par Hiro Matsuda et Bob Orton Sr. Sous le nom de Richard Blood, Santana fit ses débuts en Floride puis combattit en Géorgie, avant de rejoindre la AJPW. En ce mois de juillet 1979, le jeune Santana est seulement âgé de 27 ans et se mesurait ce soir à l’un des cadors de la promotion, une véritable figure tutélaire de la WWF, en la personne de « The Unpredictable » Johnny Rodz que nous ne présentons plus.

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Rodz et Santana ne font pas de chichis et commencent fort en s’échangeant quelques marrons. Et si Johnny est un bon bagarreur, Tito n’est pas en reste et lui décoche de bons coups de poing. Avec moins de deux ans d’expérience, on sent que Santana est encore un peu green. Et cela profite bien-sûr à Rodz, qui a déjà près de quinze ans de carrière. Bien qu’incisif dans son catch, Johnny commet quelques erreurs bêtes. Discuter avec l’arbitre, haranguer le public, autant de distractions qui permettent à Santana de reprendre la main. Le rythme du match est plutôt haché et on ne ressent pas vraiment d’alchimie entre les deux lutteurs. Finalement, c’est bien Tito Santana qui tire son épingle du jeu, emballant Johnny Rodz avec un Flying Body Press, au terme d’un combat à peine correct.
MATCH 2 : BARON MIKEL SCICLUNA VS JOSÉ ESTRADA (05:22)
VAINQUEUR : BARON MIKEL SCICLUNA
PRISE DE FINITION : COUP DE PIED
INDICATEUR : *
Portant une impérieuse cape rouge brodée des armoiries de l’île de Malte, le Baron Mikel Scicluna a tout d’un noble – certes un peu défraîchi – de la royauté européenne. À 50 ans, le Baron est au crépuscule de sa carrière, lui qui catche depuis le milieu des années 1950. Attention, Scicluna reste néanmoins l’un des compétiteurs les plus endurcis du circuit et le sous-estimer serait une erreur. Son adversaire n’est autre que José Estrada, grand comparse de Johnny Rodz, d’ascendance portoricaine mais également natif de Brooklyn.

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Scicluna triche allègrement, tirant à plusieurs reprises sur le caleçon d’Estrada afin de le garder au sol. Robuste et aguerri, le Baron n’a aucun mal à s’imposer avec de lourdes frappes qui mettent à mal son jeune adversaire. Estrada revient avec un joli saut chassé, mais Scicluna reprend le contrôle avec un Headscissors, bien aidé par des tirages de cheveux qui passent sous le radar de monsieur Lou Super. C’est plutôt étrange de voir Estrada dominé de la sorte, surtout de la part d’un Scicluna certes encore solide, mais vieillissant. Celui-ci l’emporte en un peu plus de cinq minutes en contrant une charge d’Estrada avec un bête coup de pied, une manière plutôt fainéante – disons-le – de remporter un match.
MATCH 3 : S.D « SPECIAL DELIVERY » JONES VS JOE MASCARA (04:58)
VAINQUEUR : S.D JONES
PRISE DE FINITION : COUP DE TÊTE
INDICATEUR : ½ *
Il est l’un des catcheurs les plus appréciés des foules. Conrad Efraim de son vrai nom, est originaire d’Antigua-et-Barbuda dans les Caraïbes. Entraîné par Johnny Rodz, Efraim a commencé le catch en 1971 sous le nom de Roosevelt Jones, d’abord en Tag Team avec Rufus R. Jones, ainsi que Porkchop Cash. Jones signe sa première apparition à la WWF en 1974 affrontait alors à Nikolaï Volkoff pour son premier match. Jones faisait ce soir face à un jobber du nom de Joe Mascara, qu’on voyait souvent à All Star Wrestling ou Championship Wrestling.

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Pas grand-chose à se mettre sous les dents, les premiers échanges sont plutôt scolaires et portent autour de la façon de compter de l’arbitre. Les esprits s’échauffent un moment, jusqu’à ce que Jones calme Mascara avec un gros coup de tête. Acculant S.D dans l’un des coins, Mascara envoie quelques maigres coups de poing qui n’ont aucun effet ou presque. Finalement, Jones l’emporte en moins de cinq minutes avec un second coup de boule. Il apparaît alors y avoir une confusion. L’arbitre a en effet hésité à compter trois ce qui indique peut-être que Mascara devait se dégager. En tous cas, Jones avait l’air de bien vouloir le maintenir au sol. Une séquence étrange qui met fin à un match médiocre.
MATCH 4 : GREG « THE HAMMER » VALENTINE VS CHIEF JAY STRONGBOW (11:16)
VAINQUEUR : GREG VALENTINE
PRISE DE FINITION : COUNT OUT
INDICATEUR : *** ¾
Le 14 février 1979, lors des enregistrements télévisées qui ont lieu au Fieldhouse d’Hamburg en Pennsylvanie, Chief Jay Strongbow rencontrait Greg « The Hammer » Valentine. Connu pour son tempérament et son léger penchant pour la violence, Valentine refusa de casser sa prise fétiche, sa Figure Four Leglock, brisant la jambe (kayfabe) de Strongbow. L’image fut terrible, l’amérindien dut être évacué sur une civière, sous le regard d’une foule sous le choc. Au terme d’une longue période de convalescence, Strongbow est de retour sur ses pattes et compte bien se venger. Et cet affrontement de regards d’une intensité palpable, alors que nous avons droit à l’entrée de Strongbow, nous raconte toute l’histoire.

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Ils se rentrent immédiatement dans la gueule et ne se font pas de cadeaux, pour le plus grand bonheur d’une foule au diapason de cette bagarre. Strongbow frappe fort d’entrée de jeu en éclatant la tronche de Valentine avec sa genouillère en métal, dont il se sert comme d’une arme. Ouvert au niveau du front, Valentine dérouille alors que le sang tâche sa chevelure blond platine. Strongbow s’empare alors d’un tabouret en bois et arrache un des pieds, qu’il utilise pour frapper sa némésis. Déjà dépassé par les événements, l’arbitre essaie tant bien que mal de s’interposer entre les deux lutteurs. Hagard, néanmoins lucide, Valentine focalise son attention sur ce genou encore fragile et réussit à porter sa Figure Four Leglock à un Strongbow en difficulté. Ce dernier s’en sort et entame sa transe guerrière sous les acclamations du public. Le pugilat se poursuit en dehors du ring et Strongbow s’est cette fois-ci emparé d’une chaise rembourrée. Et alors que la guerre faisait rage, Valentine a la présence d’esprit de remonter entre les cordes à la dernière seconde. Compté en dehors du ring, Strongbow concède donc une victoire à son adversaire, qui repart en direction des vestiaires sous les sifflets du public. La belle s’annonce d’ores et déjà électrique !
MATCH 5 : DICK « BULLDOG » BROWER VS JOHNNY RIVERA (13:14)
VAINQUEUR : DICK BROWER
PRISE DE FINITION : DIVING KNEE DROP
INDICATEUR : * ¾
Originaire d’Hormigueros à Porto Rico, Johnny Rivera a commencé sa carrière du côté de la WWF. Troisième au classement des « débutants de l’année » du Pro Wrestling Illustrated, le jeune Rivera quittera néanmoins la promotion en 1980 pour aller catcher à Porto Rico sous le nom d’Invader III. Ce soir, Rivera affrontait un vétéran des rings – certes vieillissant mais toujours aussi craint – en la personne de Dick « Bulldog » Brower, qui a jadis combattu contre l’ours Terrible Ted et porté un Bodyslam à Haystacks Calhoun, aujourd’hui âgé de quinze ans de plus que son jeune adversaire.
Impétueux, Rivera commence fort avec une série de coups de poing mais à ce petit jeu là, Brower n’est pas en reste et sait se battre. Chronologiquement, Brower est à la fin de sa carrière mais demeure néanmoins efficace, surtout dans ses mimiques et ses grimaces. Lourdement projeté contre le poteau puis envoyé en dehors du ring, Rivera déguste. Ce dernier revient à la charge et immobilise maintenant Brower avec un Side Headlock maintenu de très longues minutes. On regrette que l’action soit limitée par cette prise, qui endort carrément la foule du Spectrum. La séquence est interminable et là où on pensait que le combat durerait somme toute peu de temps, voilà que la rencontre s’éternise. Ils s’échangent ensuite une série de coups bas, sous les yeux d’un arbitre dans les choux. Brower revient à la charge et, à la suite d’une projection dans le coin, celui-ci grimpe sur les cordes et termine Rivera avec une descente du genou portée depuis la troisième corde.
MATCH 6 : WWF WORLD TAG TEAM TITLES MATCH : THE VALIANT BROTHERS © VS BOB BACKLUND & « POLISH POWER » IVAN PUTSKI (15:41)
VAINQUEURS : THE VALIANT BROTHERS PAR DQ
PRISE DE FINITION : INTERVENTION DE BOB BACKLUND
INDICATEUR : *** ½
Les Valiant Brothers étaient un trio composé de « Handsome » Valiant, « Lucious » Johnny et « Gentleman » Jerry Valiant. Leur histoire a débuté avec Jimmy et Johnny du côté de la World Wrestling Association au début des années 1970. Signés à la WWF en 1974, ils remportent rapidement les titres de Champions Tag Team face à Tony Garea et Dean Ho. En 1978, les frangins Valiant sont de retour et remportent de nouveau les ceintures face à Larry Zbyszko et ce même Tony Garea. Ils rencontraient ce soir une super Tag Team, dans laquelle nous retrouvons Bob Backlund, actuel Champion du monde poids-lourds, secondé par « Polish Power » Ivan Putski.

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La situation dégénère immédiatement lorsque Johnny gifle Backlund, celui-ci devant être retenu de force par son collègue polonais. Face à un Backlund dynamité, les frangins Valiant font preuve de méfiance et semblent réticents à se mesurer au Champion. Et lorsqu’entre Putski, les choses ne s’arrangent pas pour les blondinets, complètement mis en déroute par ce duo de choc. Ces derniers ne sont pas les Champions en titre pour rien, Johnny et Jerry parviennent quand même leur épingle du jeu en isolant Putski de son partenaire, contournant les règles à leur avantage. Envoyé en dehors du ring, Backlund est envoyé tête la première contre le poteau et saigne au niveau du front. Au vu de cette coupure, l’arbitre choisit alors de mettre un terme au combat et fait sonner la cloche. Putski refuse toutefois que la rencontre se termine de la sorte et décide de poursuivre, même seul contre deux. Et malgré tout son courage, le polonais est forcément victime de la force du nombre. C’est alors que Bob Backlund, un gros pansement sur la tête, revient à la charge pour s’en prendre aux Champions. La situation est hors de contrôle, un spectateur saute même par-dessus les barricades et doit être retenu par la police et les officiels. La cloche sonne à nouveau et le verdict tombe comme un couperet. Les challengers ont été disqualifiés, Johnny et Jerry Valiant conservent donc leurs ceintures – non sans controverse et repartent en direction des vestiaires sous les huées.
MATCH 7 : THE GREAT HOSSEIN ARAB OF IRAN VS DOMINIC DENUCCI (02:51)
VAINQUEUR : THE GREAT HOSSEIN ARAB OF IRAN
PRISE DE FINITION : DESCENTE DU COUDE
INDICATEUR : * ½
Tout fraîchement débarqué de son Iran natal, Khosrow Ali Vaziri a été repéré par Verne Gagne et fit ses débuts dans le catch sous la supervision de Billy Robinson. Pour son personnage, Vaziri s’inspirera du Sheik Original, le légendaire Ed Farhat. Il apparaît pour la première fois à la WWF en début d’année 1979 sous le nom du Great Hossein Arab of Iran et jette immédiatement son dévolu sur Bob Backlund. Parlant en arabe et rendant gloire à l’Ayatollah Khomeini, Hussein suscite une haine viscérale auprès des foules américaines, à quelques mois de la crise des otages en Iran. Il se frottait ce soir au vétéran Dominic DeNucci, âgé de 10 ans de moins que lui.

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Et pour ne rien arranger, Hossein commence en étranglant Dominic avec son keffieh. Son piège se retournera rapidement contre lui, DeNucci s’emparant de son foulard afin de l’étrangler à son tour. Conscient que l’atout principal de l’iranien se cache dans sa botte dont l’extrémité est recourbé, Dominic essaye de lui enlever en lui défaisant ses lacets. Finalement, DeNucci se mange un sale coup de pied et sera incapable de se relever du compte de trois, offrant la victoire à Hossein qui remporte le match grâce à une descente du coude en moins de trois minutes à peine.
MATCH 8 : JIMMY « THE BOOGIE WOOGIE MAN » VALIANT VS STEVE TRAVIS (06:03)
VAINQUEUR : JIMMY VALIANT
PRISE DE FINITION : CLOTHELINE
INDICATEUR : **
C’est lui le troisième larron des Valiant Brothers. Originaire de Tullahoma dans le Tennessee, Jimmy Valiant est – de même que ses frangins fictifs – une force dominante de la scène Tag Team des années 1970. Tête d’affiche des rings de Memphis, il est également l’un des grands antagonistes de Jerry Lawler et de Bill Dundee sur ce territoire. Valiant se mesure ce soir au jeune Steve Travis, une des dernières recrues de la promotion.

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated
D’entrée de jeu, Valiant semble tenir un objet interdit et refuse d’être checké par monsieur l’arbitre. Travis ne se laisse pas intimider pour autant et s’impose avec une beigne suivie d’une clé de bras solidement maintenue. Valiant a beau gueuler, cela ne perturbe en rien le jeune Travis, qui apparaît très concentré. Toutefois – et alors que Travis dominait largement – une erreur lui est fatale, surtout face à un vétéran tel que Valiant. En effet, Travis se fait décapiter par une Clotheline sortie de nulle part et n’est pas en mesure de se dégager du compte de trois.
MATCH 9 : WWF NORTH AMERICAN TITLE MATCH : PAT PATTERSON © VS TED DIBIASE (11:34)
VAINQUEUR : PAT PATTERSON
PRISE DE FINITION : CHOC CONTRE LE COIN
INDICATEUR : *** ¼
Natif de Montréal au Québec, Pat Patterson est un vétéran des rings qui roulé sa bosse depuis presque vingt ans. Que ce soit à la Big Time Wrestling de San Francisco ou sur les rings de la Pacific Northwest Wrestling de Portland, le québécois s’est construit une réputation avec Ray Stevens au sein des Blond Bombers. En 1979, Patterson débute à la WWF et détient aujourd’hui le titre de Champion nord-américain. Ce titre a été instauré en tout début d’année et a été décerné à Ted DiBiase, qui effectuait alors ses débuts. C’est ce même DiBiase qui le défie ce soir dans l’espoir de regagner sa ceinture.

© World Wrestling Entertainment Inc. All Rights Reserved/Courtesy of Pro Wrestling Illustrated
Patterson ne perd pas une seconde et agresse DiBiase alors qu’il passait entre les cordes. Combatif, celui-ci ne se laisse pas faire et tire le meilleur de la situation en l’envoyant mordre la poussière. Le québécois semble s’être fait mal au genou, ce dont profite allègrement DiBiase en s’en prenant à sa jambe. On sait en effet que la prise fétiche de DiBiase est sa Figure Four Leglock. Patterson s’en sort mais DiBiase le tracte hors du ring et lui éclate la jambe contre le poteau. Envoyé en dehors du ring, DiBiase est tenu à l’écart par le Champion qui peut aisément reprendre la main. Profitant de cet état de fait, Patterson le roue de coups de poing et l’étrangle vicieusement. DiBiase revient en force avec un surpassement et manque ensuite de l’emporter avec un Sunset Flip. DiBiase réussit même à placer son Powerslam – sa prise de finition – mais les pieds de Patterson sont dans les cordes. Ce dernier se retire in-extremis d’une charge de DiBiase dans l’un des coins et le laisse s’y écraser lourdement. Profitant du choc, Patterson le recouvre et l’emporte au compte de trois au terme d’un très bon match de catch.
Et c’est ainsi que se termine ce programme, enregistré par la WWF au Philadelphia Spectrum. Un programme qui oscille entre du bon, du moins bon et du carrément mauvais. Pat Patterson et Ted DiBiase nous offrent un très bon match, Greg Valentine et Chief Jay Strongbow se déchirent, Bob Backlund fait équipe avec Ivan Putski contre les Valiant Brothers et plus encore.
– On nous annonçait une guerre, nous avons eu une guerre. La rencontre fut essentiellement un règlement de comptes, les protagonistes n’hésitant pas à se servir de divers objets présents aux abords du ring pour se faire justice. Tirant le mieux parti de la situation, Strongbow fit couler le sang d’un Greg Valentine poussé dans ses retranchements. Valentine fut toutefois plus malin que lui et profita de la transe aveugle de Strongbow pour le battre par décompte à l’extérieur. Le torchon brûle toujours et la rivalité semble encore loin d’être terminée et devrait se poursuivre dans les prochaines semaines.
– Comment ça une ceinture de Champion nord-américain WWF ?! En trois ans d’existence, ce titre n’a connu que trois titulaires : Ted DiBiase, Pat Patterson et – dans une moindre mesure – Seiji Sakaguchi. Moins de deux mois plus tard, Pat Patterson sera en effet reconnu comme le premier Champion Intercontinental de l’histoire, ayant apparemment remporté un tournoi fictif à Rio de Janeiro (totalement fictif) afin d’unifier les titres de Champions nord et sud-américains. Le titre de Champion nord-américain sera une dernière fois remporté par Sakaguchi lors d’un show de la NJPW et sera désactivé en 1981.
– Le main-event de la soirée, qui opposait les Valiant Brothers au super tandem composé par Bob Backlund et Ivan Putski, fut l’attraction de ce programme. Au terme d’un combat entièrement dominé par les challengers, les Champions ont néanmoins conservé leurs titres grâce à un concours de circonstances. Ouvert au front à la suite d’une projection dans le poteau, Backlund dut être évacué mais Putski décida de poursuivre seul, face à la force du nombre. Ses muscles et son courage n’ont malheureusement pas fait la différence, la rencontre se concluant sur une disqualification à la suite d’un retour inespéré de Backlund avec un gros pansement sur le front. Résultat controversé mais divertissement assuré.
Nathan Maingneur